Paroisse Sainte-Rose de Lima
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Cinquième dimanche de carême


Après les paroles, les actes ! La semaine dernière, nous avions médité à partir de la parabole communément appelée de l’enfant prodigue. Jésus en racontant cette parabole disait comment notre Père des cieux était miséricordieux, prêt à accueillir le repentir de celui qui revient à lui. Aujourd’hui, ce n’est pas une parabole que nous écoutons mais bel et bien un épisode concret de la vie de Jésus.

Alors que Jésus enseigne le peuple au temple, l’irruption des scribes et des pharisiens le place en situation de juge. La violence de l’accusation contraste avec le calme de Jésus qui ne se laisse pas impressionner. Et pourtant, il risque gros ! On lui présente une femme prise en flagrant délit d’adultère mais c’est lui qu’on cherche à atteindre.

D’une part, on prend à témoin ceux qui écoutent son enseignement fortement marqué par la découverte de la miséricorde de Dieu. Donc, s’il dit qu’il faut appliquer la Loi et lapider cette femme, il perd tout crédit. Et d’autre part, s’il dit qu’il ne faut pas lapider cette femme, alors il incite publiquement à désobéir à la Loi : non seulement il est discrédité mais il risque d’être lapidé lui aussi.

Ce simulacre de procès est en fait un prélude au procès de Jésus. On comprend alors qu’on est bien dans le contexte de la Passion. La veille, n’était-il pas allé au mont des oliviers ?...

Or, placer Jésus en situation de juge ne va pas avec sa mission. Nous lisons justement

3
17
Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Jn 3, 17 (Traduction Œcuménique de la Bible)

Jésus n’est pas venu pour juger mais pour sauver. Et c’est précisément ce qu’il va faire.

D’abord, son silence est une invitation à prendre de la distance avec l’émotion commune. Une attitude que nous devrions adopter nous aussi : quand la vindicte populaire gronde, tâchons de descendre en profondeur et non pas réagir à fleur de peau. Jésus se tait pour respecter les uns et les autres : les accusateurs et l’accusée. Peut-être est-il en train de penser à cette violence qui se déchaînera contre lui lors de sa Passion.

Alors que les scribes et les pharisiens attendent une réponse tranchée voici que Jésus va les renvoyer à leur propre conscience. Car la phrase "que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre" fait allusion à un passage bien connu des interlocuteurs de Jésus puisqu’il s’agit du passage du Deutéronome qui parle de la conduite à tenir fasse à quelqu’un qui pratique l’idolâtrie (Dt17,3-7) :

17
3
et qui s’en va servir d’autres dieux et se prosterner devant eux, devant le soleil, la lune ou toute l’armée des cieux,
ce que je n’ai pas ordonné,
4
si l’on te communique cette information ou si tu l’entends dire, tu feras des recherches approfondies ; une fois vraiment
établi le fait que cette abomination a été commise en Israël,
5
tu amèneras aux portes de ta ville l’homme ou la femme qui ont commis ce méfait ; l’homme ou la femme, tu les lapideras
et ils mourront.
6
C’est sur les déclarations de deux ou de trois témoins que celui qui doit mourir sera mis à mort ; il ne sera pas mis à mort
sur les déclarations d’un seul témoin.
7
La main des témoins sera la première pour le mettre à mort, puis la main de tout le peuple en fera autant. Tu ôteras le mal
du milieu de toi.

Dt 17, 3-7 (Traduction Œcuménique de la Bible)

Ainsi la réponse de Jésus peut se traduire : « Cette femme est coupable d’adultère, au premier sens du terme, c’est entendu ; mais vous, n’êtes-vous pas en train de commettre un adultère autrement plus grave, c’est-à-dire une infidélité au Dieu de l’Alliance ? » (On sait que, très souvent, les prophètes ont parlé de l’idolâtrie en termes d’adultère.)

Les Pharisiens et les scribes voulaient sincèrement être les fils du Très-Haut, alors Jésus leur dit « Ne vous trompez pas de Dieu, soyez miséricordieux ». Jésus, le Verbe, vient d’accomplir parmi eux sa mission de Révélation.

Avant d’être juge pour mon frère je dois prendre conscience que je suis un pécheur bénéficiant de la miséricorde de Dieu. Donc je dois l’inviter à cette miséricorde.
Le face à face entre Jésus et la femme finalement montre que Jésus ne fais pas de compromis avec le péché : il veut ouvrir une espérance au pécheur pour qu’il se détourne de sa faute et marche suivant les voies du Seigneur.

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