Paroisse Sainte-Rose de Lima
http://rosedelima.org/Homelie-du-4e-dimanche-du-temps?lang=fr
      Homélie du 4e dimanche du temps ordinaire (A)

Homélie du 4e dimanche du temps ordinaire (A)


Homélie du 4e dimanche ordinaire année A

Accueillir les textes d’aujourd’hui c’est accepter que le Seigneur s’adresse à nous en tant que pauvres, en tant que humbles de la terre. Les premiers mots entendus sont tirés du livre du prophète Sophonie : « Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays qui faites sa volonté » (So 2,3). Autant dire que le ton est donné. Ce n’est pas à des cœurs orgueilleux que le Seigneur s’adresse. En fait, subtilement, il nous invite à entrer dans ce chemin d’humilité : cherchez la justice, cherchez l’humilité.

Les différents textes que la liturgie nous propose en ce dimanche mettent en relief ceux qui ont décidé de suivre le Seigneur. Autant Dieu interpelle par la voix du prophète Sophonie ce petit reste d’Israël qui trouve son refuge dans le nom du Seigneur, autant Paul interpelle-t-il les Corinthiens qui ont choisi de suivre le Christ : « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance » (1 Co 1, 26). Et pour corroborer cela, dans l’évangile, nous lisons que Jésus gravit la montagne et voyant ses disciples se met à faire le discours des Béatitudes.

Ainsi, les lectures d’aujourd’hui nous poussent-elles à faire retour en nous-mêmes afin de considérer que nous sommes des « petits » du Seigneur. Elles nous invitent à une plus grande humilité partant du principe que si nous avons été appelés par le Seigneur c’est précisément parce que nous ne sommes pas des sommités. « Chaque affirmation des Béatitudes, nous dit Benoît XVI, procède de ce regard [de Jésus] porté sur les disciples ; elles décrivent en quelque sorte la situation concrète qui est celle des disciples de Jésus : ils sont pauvres, affamés, ils pleurent, ils sont haïs et persécutés. Elles qualifient d’un point de vue pratique, mais aussi théologique, les disciples, ceux qui ont suivi Jésus et qui constituent désormais sa famille  ». (Benoît XVI, Jésus de Nazareth, Flammarion, p. 96)

Il faut bien le reconnaître, être disciple du Christ c’est accepter que le monde ne nous valorise pas, nous dénigre voire nous rejette. La tentation est alors grande pour certains d’abandonner la vie chrétienne (c’est-à-dire enracinées dans le Christ) avec ses turpitudes au profit d’une vie mondaine moins contrariante. Vivre les Béatitudes c’est vivre la première partie de chacune des affirmations : Heureux ceux qui sont pauvres de cœurs… ceux qui pleurent… ceux qui sont qui ont faim et soif de justice… Et cela peut refroidir bon nombre d’entre nous. Qui a-t-il envie d’être persécuté pour la justice ? Qui souhaite-t-il pleurer ?

Par son regard d’amour qui se pose sur nous, le Christ veut aujourd’hui nous redonner confiance et espoir. Car les Béatitudes sont un renversement des valeurs et des promesses eschatologiques c’est-à-dire qu’elles déterminent ce que nous serons en définitive. « Les paradoxes que Jésus présente dans les Béatitudes expriment la vraie situation du croyant dans le monde » (Benoît XVI, Ibidem, p.93) mais formulent la promesse du renversement qui se produira quand Dieu rétablira toute justice.

Toutefois pour terminer notre méditation, citons de nouveau le pape : en lisant attentivement le texte, on se rend compte que les Béatitudes constituent de manière voilée une biographie intérieure de Jésus, un portrait de sa personne. Lui qui n’a pas d’endroit où reposer sa tête (cf Mt 8, 20) est le vrai pauvre, lui qui peut dire de lui-même « devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), est véritablement doux ; il est le véritable cœur pur qui de ce fait contemple Dieu en permanence. Il est l’artisan de paix, il est celui qui souffre par amour de Dieu. Les Béatitudes révèlent le mystère du Christ lui-même, elles nous appellent à entrer dans la communion avec le Christ. Mais précisément, à cause de leur caractère christologique caché, elles sont des signes qui indiquent aussi la voie à l’Eglise qui doit reconnaître en elles son modèle ; elles constituent pour chaque fidèle des indications pour suivre le Christ, même si c’est de façon différente, en fonction de la diversité des vocations (Benoît XVI, Ibidem, pp. 95-96).

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

homelie

septembre 2017 :

Rien pour ce mois

août 2017 | octobre 2017

Bonnenouvelle.fr

Saint(s) du jour

Lectures du jour

Eglise de France

Diocèse de Martinique

Paroisse Sainte-Rose de Lima