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Homélie du Christ-Roi (A)


Le Christ-Roi (A)

Aujourd’hui toute l’Eglise fête le Christ comme Roi de l’univers. Pour nous aider à comprendre de que cela veut dire, elle nous propose des textes bien différents les uns des autres.

Tout d’abord, la première lecture prise dans l’Ancien Testament est tirée du livre d’Ezéchiel. Elle nous montre comment le Seigneur est un véritable berger qui prend soin de son peuple. Mais il le fait d’une manière particulière : il s’intéresse à chacun, du plus petit au plus grand. « C’est moi qui ferai paître le troupeau… la brebis perdue, je la chercherai ». Le Seigneur insiste sur le fait que c’est lui qui agit, qui conduit le troupeau, qui veille sur ce dernier, qui panse la brebis blessée, qui ramène la brebis perdue, qui garde et fait paître la brebis grasse.

Voilà le Roi que nous avons ! C’est un roi qui part à ta recherche si tu t’égares. C’est un roi qui te panse si tu es blessé, si ton âme est triste. C’est un roi qui s’abaisse devant toi pour te laver les pieds. Le repousseras-tu ou le laisseras-tu faire ? Te laisseras-tu conduire par lui ?

Ce sont des questions importantes parce qu’il n’est pas toujours facile de se laisser rejoindre par Dieu. Il y a bien des moments où on n’a pas envie qu’il veille sur nous, ou qu’il parte à notre rencontre. Parfois même on refuse qu’il vienne enlever toute rancune quand on est fâché contre quelqu’un.

Laissons-nous guider par le Seigneur, lui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11, 28-29).

La deuxième lecture nous présente une autre facette de la royauté du Christ. C’est celle du triomphe et du pouvoir royal qu’exerce le Christ sur toute chose, sur les puissances du mal.

Le Christ-Roi est vainqueur ! Le Christ-Roi est vainqueur ! Il faut le répéter et insister sur cette dimension que le chrétien ne doit pas perdre de vue. En effet, nous sommes dans un monde encore marqué par le péché. Un monde où nous trouvons la souffrance, la douleur. Et en plus, les media n’arrangent pas les choses en nous déversant toute la misère du monde. Eh bien ! le Christ, lui, nous annonce la Bonne Nouvelle ! Et quelle est-elle ? « Le Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il a vaincu la mort ! »

Cette victoire est éclatante. Et si nous avons du mal à le voir dans nos vies quotidiennes – bien qu’elle soit là – nous la toucherons du doigt au jour de la Résurrection. Mais attention, il ne s’agit pas d’une victoire à retardement : elle est déjà là ! Et le chrétien doit vivre dans cette logique de victoire. Ce Seigneur qui viendra dans la gloire est ce même Seigneur qui nous a promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Si le chrétien agit au cœur du monde en faisant le bien c’est parce qu’il a la foi en Jésus-Christ, vainqueur des ténèbres et de la mort. Le Dieu que nous avons est le Dieu des victoires !

C’est alors qu’il nous faut considérer l’évangile de ce dimanche. Il nous présente une autre facette de la royauté du Christ. Le Christ est roi, et voilà qu’il s’identifie à ceux qui sont méprisés et rejetés, à ceux qui souffrent. Lui qui est le plus grand, vers qui doit converger toute louange, toute gloire ; lui qui est le centre de tout, voilà qu’il se trouve dans celui qui est petit, dans celui qui est écarté, dans celui qui n’est pas considéré.

Nous découvrons ainsi que ce Roi qui a la première place, occupe aussi la dernière. Dans la vie, chers frères, il y a deux places que nous n’aurons jamais : la première et la dernière. Ce sont celles de Notre Seigneur. Si tu veux honorer le Christ en sa première place, honore-le aussi en sa dernière.

Il est surprenant et déroutant de voir que le Seigneur qui a vaincu le mal, s’est laissé touché par lui c’est-à-dire vient assumer la souffrance de ses brebis qu’il aime tant.

Certes le Christ est le Roi qui vient nous juger au Jour de son glorieux retour. Mais l’on peut voir que son jugement n’est pas arbitraire : nous sommes les acteurs de ce jugement en raison de nos actes (notre foi doit nous entrainer à agir). Jugement d’amour par rapport à l’amour, tel est le jugement dernier. Nous serons juger sur l’amour qui a agi.

Il n’y a pas d’amour de Dieu sans amour du prochain. Tu veux servir le Roi de l’univers en faisant de grandes choses, sache que tu peux le faire avec de toutes petites actions en étant à l’écoute de ton prochain.

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