Paroisse Sainte-Rose de Lima
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Une paroisse en prière



Saint du jour

 

20 août 2014 2014 par Père Christian Catayée

Mercredi 17 janvier 2018

St Antoine, abbé (251-356)

A

ntoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l'ermite Paul est d'avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d'Antoine est d'avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d'une vie commune. Antoine avait reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne.

Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l'église, ces paroles de l'Évangile : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres. » Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l'accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d'un peu de pain, de sel et d'eau, et garde parfois l'abstinence jusqu'à quatre jours entiers ; le peu de sommeil qu'il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc ou sur la terre nue.

À deux reprises, il s'enfonce plus avant dans le désert et s'abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde : « Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu ; allons combattre avec eux. » On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux ; il alla cent fois au-devant du martyre ; mais Dieu lui réservait une autre couronne.

La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d'une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.

Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l'âme de ce grand mouvement cénobitique.

Il mourut à l'âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu'il semblait voir le ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.

St Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort ; les malins esprits prenaient pour l'épouvanter les formes les plus horribles ; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la croix : « Où étiez-vous donc, Seigneur ? » s'écriait-il ; et Dieu lui répondait : « Antoine, j'étais avec toi et je me réjouissais de ta victoire. »



 


Texte de la liturgie du jour

 

24 septembre 2014 2014 par Père Christian Catayée

Mercredi 17 janvier 2018, le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 17,32-33.37.40-51.

En ces jours-là, David dit à Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. »
Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
David insista : « Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin. » Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche ; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.
Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.
Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Puis il le maudit en invoquant ses dieux.
Il dit à David : « Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
David lui répondit : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.
Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël,
et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. »
Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin.
Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre.
Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main.
Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.

Psaume 144(143),1.2.9-10.

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m'entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,1-6.

En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

« On observait Jésus...pour l'accuser »

Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

À l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7), plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ; tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici que déjà le créancier se tient à la porte... il n'est pas prudent pour moi de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus, ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De grâce, maintenant du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai ». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié... De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances. Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3) jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn 19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi ! Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ; donne-le-moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur ; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon esprit...



 


NEUVAINE PREPARATOIRE de la consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie

 

4 octobre 2013 2013 par Roselyne

L’idée est de prendre quelques minutes de prière par jour afin de se préparer à l’événement (...)

Neuvaine du 5 au 13 octobre 2013

Le dimanche 13 octobre 2013 par Le Pape FRANCOIS

Neuvaine pour se préparer à la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie par le pape François le 13 octobre prochain.


Communion et confession durant la neuvaine.

+ Dire chaque jour :

Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter
Viens éclairer l’âme de tes fils ;
Emplis nos coeurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur ;
Tu es l’Amour le Feu la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur

Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui oeuvres au Nom du Père ;
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos coeurs, répands l’amour du Père ;
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix ;
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils ;
Et toi l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos coeurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des Enfers ;
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles. Amen.

+ Prions :

"En cette Année sainte, bénie sois-tu Marie par-dessus toute créature, toi, la servante du Seigneur, qui as obéi de la manière la plus pleine à ce divin appel !

Sois saluée, toi qui t’es entièrement unie à la consécration rédemptrice de ton Fils !

Mère de l’Église ! Enseigne au Peuple de Dieu les chemins de la foi, de l’espérance et de la charité !
Éclaire spécialement les peuples dont tu attends de nous la consécration et l’offrande !
Aide-nous à vivre dans la vérité de la consécration du Christ pour toute la famille humaine du monde contemporain !
En te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous te confions aussi la consécration même du monde et nous la mettons dans ton cœur maternel."

(Extrait de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie par le pape Jean-Paul II le 25 mars 1984)

+ Une dizaine de chapelet suivie des invocations :

- Jésus doux et humble de cœur, rends nos cœurs semblables au tien.
- Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

+ Chant à Notre Dame de votre choix.

Si nous ne pouvons aller à Rome le 13 octobre 2013, participons activement à la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie dans nos paroisses en union de cœur avec les milliers de fidèles autour du pape François et de Notre Dame de Fatima.

Que Dieu vous bénisse !

Neuvaine réalisée par Thierry Fourchaud

La Bonne Nouvelle
8 rue Roger Levy
47180 Sainte Bazeille (France)
Tél : 05.53.20.99.86
- Site marial : www.mariereine.com
- Site d’évangélisation : www.labonnenouvelle.fr



 


PENTECÔTE

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

PRIERE A L’ESPRIT-SAINT

Prières à l’Esprit Saint

Pentecôte

Ouvrez, vous tous, vos portes et vos fenêtres !

Faites de la place à Celui qui vient !

Il est là l’Esprit de Dieu !

Il remplit l’univers, l’Esprit du Ressuscité !

Faites-lui de la place !

Guettez ses passages !

Acclamez-le au fond de vos coeurs !

Il vient l’Esprit tourbillonnant !

L’Esprit de feu ! L’Esprit vivant !

Il est là, au fond de vos âmes !

Il est la flamme qui vous consume !

Il est l’étincelle qui brille au fond de vos yeux !

Il est là ! Là où vous êtes ! Là où vous vivez !

Ouvrez tout grand les yeux et voyez les traces de ses passages !

Il est là ! En vous !

Il est le mouvement de vos membres
Le souffle qui vous anime,

L’initiative que vous prenez,

L’Esprit de votre esprit !

Le Coeur de votre coeur !

L’Ame de votre âme !

Il est beauté ! Il est bonté !

Il est douceur ! Il est imprévisibilité !

Il est liberté ! Il est amour !

Il est communion ! Il est partage !

Il est douceur ! Source inépuisable ! Feu brûlant !

Chaleureuse lumière au milieu de vos nuits !

Douce fraîcheur au coeur de vos jours !

Intelligence, Il crée …

Sagesse, Il inspire …

Fermeté, Il réalise …

Créativité, Il sort des sentiers battus …
Il est
l’Esprit de Jésus !

Celui qui vient accomplir la mission du Fils !

Il actualise pour nous la Parole du Christ !

Il nous fait rentrer dans le mystère de l’Amour infini du Père !

Il est le trait d’union entre le ciel et la terre !

Viens Esprit de mon Seigneur !
Viens Esprit de mon Dieu !
Viens Esprit de Pentecôte !
Bouleverse l’univers ! Transforme le monde !
Donne-nous des prophètes ! Crée en nous un esprit nouveau !
Viens Esprit-Saint !
Viens Esprit du Ressuscité !
Viens Esprit de Lumière !
Affine nos âmes ! Aiguise nos oreilles !
Ouvres nos yeux ! Libère nos coeurs !
Viens Esprit des commencements ! Viens Esprit de Pâques !
Viens Esprit qui planait sur les eaux originelles !
Viens Esprit du huitième jour ! Viens et ne tarde pas ! Amen.

Sœur Marie Antoinette Saadé - SFM



 


Homélie du 3e dimanche ordinaire

 

26 janvier 2014 2014 par Père Christian Catayée

L’évangile d’aujourd’hui s’articule en trois parties d’inégale longueur.

Tout d’abord, l’évangéliste Matthieu raconte comment Jésus entre sur la scène publique. La nouvelle de l’arrestation de Jean-Baptiste est le signal, pourrait-on dire, de cette nouvelle séquence de la vie de Jésus. Celui-ci quitte le village de Nazareth pour s’installer dans la ville de Capharnaüm. Ce qui est intéressant à noter c’est que Matthieu prend la peine de décrire cette entrée en mission de Jésus, et avec beaucoup de citations de lieux, de personnes et de temps. L’entrée en mission de Jésus est concrète, incarnée et répond à la prophétie d’Isaïe.

La deuxième partie parle de l’appel des premiers disciples. Là encore, il y a du concret : Jésus appelle tel homme, par exemple Pierre. C’est un appel personnel et qui demande une réponse concrète.

La troisième partie tient en quelques lignes pour décrire avec emphase le domaine d’influence de Jésus qui s’étend de plus en plus tant sur les hommes atteints de différends maux même spirituels tant sur la géographie.

Ainsi, Matthieu, habilement, nous fait passer du particulier au général, partant de l’ancrage de Jésus dans une ville, passant par le bord du lac, pour arriver à un domaine composé d’une multitude de régions. Mais aussi on part de la référence à un homme, Jean-Baptiste, en passant par la constitution d’un petit groupe, pour arriver aux foules attirées par Jésus.

Toutefois, la dernière partie mérite qu’on s’y arrête cette fois-ci. Et nous souhaitons partager avec vous cette réflexion du P. Cantalamessa :
L’Evangile du troisième dimanche du temps ordinaire se termine par ces paroles : « Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple ». Environ un tiers de l’Evangile est consacré aux guérisons accomplies par Jésus au cours de la brève période de sa vie publique. Il est impossible de faire abstraction de ces miracles ou d’en donner une explication naturelle, sans bouleverser tout l’Evangile et le rendre incompréhensible.
Les miracles de l’Evangile ont des caractéristiques uniques. Leur objectif n’est jamais de susciter de l’émerveillement ou d’élever celui qui les accomplit. Certaines personnes se laissent aujourd’hui impressionner par des personnages qui démontrent des pouvoirs de lévitation, le pouvoir de faire apparaître ou disparaître des objets, et autres choses de ce genre. A qui sert ce type de miracle, en supposant qu’il s’agisse de miracles ? A personne, ou uniquement à soi-même, pour faire des disciples ou gagner de l’argent.
Jésus accomplit des miracles par compassion, parce qu’il aime les personnes : il accomplit également des miracles pour les aider à croire. Il accomplit enfin des guérisons pour annoncer que Dieu est le Dieu de la vie et qu’à la fin, la maladie sera vaincue de même que la mort et « il n’y aura plus de pleur, de cri et de peine ».
Non seulement Jésus guérit mais il ordonne à ses apôtres de faire de même après lui : « Il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons » (Lc 9, 2) ; « Proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades » (Mt 10, s.). Nous trouvons toujours les deux choses associées : proclamer l’Evangile et guérir les malades. L’homme a deux moyens pour tenter de surmonter ses maladies : la nature et la grâce. La « Nature » indique l’intelligence, la science, la médecine, la technique ; la « grâce » indique le recours direct à Dieu, à travers la foi, la prière et les sacrements. Ces derniers sont les moyens que l’Eglise a à sa disposition pour « guérir les malades ».
Le mal commence lorsque l’on tente une troisième voie : la voie de la magie, celle qui se base sur des prétendus pouvoirs occultes de la personne, qui ne sont basés ni sur la science ni sur la foi. Dans ce cas, ou bien il s’agit de charlatanisme pur et d’un bluff, ou, pire, de l’action de l’ennemi de Dieu. Il n’est pas difficile de faire la différence entre un vrai charisme de guérison et sa contrefaçon dans la magie. Dans le premier cas, la personne n’attribue jamais les résultats obtenus à des pouvoirs personnels, mais à Dieu ; dans le second cas, les personnes ne font qu’afficher leurs prétendus « pouvoirs extraordinaires ». Lorsqu’on lit par conséquent des annonces du type : Magicien Untel « réussit là où les autres échouent », « résout des problèmes en tout genre », « a des pouvoirs extraordinaires reconnus », « chasse les démons, éloigne le mauvais sort », il n’y a pas le moindre doute à avoir : il s’agit d’une escroquerie. Jésus disait que l’on chasse les démons « avec le jeûne et la prière », et non en soutirant de l’argent aux personnes !
Mais nous devons nous poser une autre question : ceux qui, malgré tout, ne guérissent pas ? Que faut-il penser ? Qu’ils n’ont pas une foi suffisamment grande, que Dieu ne les aime pas ? Si la persistance d’une maladie était le signe que la personne n’a pas assez de foi ou que Dieu ne l’aime pas, il faudrait conclure que les saints étaient ceux qui avaient le moins de foi et qui étaient les moins aimés de Dieu car certains d’entre eux ont passé leur vie entière au lit. Non, ce n’est pas cela. La puissance de Dieu ne se manifeste pas uniquement - en éliminant le mal, en guérissant physiquement - mais aussi en donnant la capacité, et parfois même la joie, de porter sa croix avec le Christ et de compléter ce qui manque à ses souffrances. Le Christ a également racheté la souffrance et la mort. Celle-ci n’est plus le signe du péché, de la participation à la faute d’Adam, mais c’est un instrument de rédemption (P. Cantalamessa).



 


Homélie du deuxième dimanche ordinaire (A)

 

17 janvier 2014 2014 par Père Christian Catayée

Dans le passage de l’évangile que nous venons d’entendre Jésus bénéficie d’un double témoignage, témoignage d’un homme et témoignage de Dieu. Jean témoigne de Jésus qu’il désigne en disant « voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Il témoigne que Jésus est le Fils de Dieu.

Mais Jean ne peut témoigner que parce Dieu s’est manifesté. Il y a témoignage de Jean parce qu’il y a témoignage de Dieu. Dans l’évangile selon Saint Matthieu, Jésus dit : « personne ne connait le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connait le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11,27). Connaître Dieu ne peut être le seul fruit d’un raisonnement intellectuel. Pour connaître Dieu, il faut accueillir sa révélation.

D’où l’importance d’être à l’écoute de Dieu. Or, il faut bien le reconnaitre, nous avons plutôt l’habitude d’inverser les rôles : nous voulons que Dieu nous écoute, exauce nos vœux et nos souhaits… Jésus, lui, nous apprend à être à l’écoute de Dieu.
Mais, revenons à notre évangile. Jean déclare qu’il a vu l’Esprit Saint descendre du ciel comme une colombe. Nous nous sommes tellement familiarisés avec cet évènement que nous en avons perdu toute la symbolique.

Il y a d’abord la référence à la création. Dans Genèse 1,1-2 il est écrit : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient en-dessous de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux ». L’Esprit Saint est le souffle de Dieu. Donc quand Jean-Baptiste voit l’Esprit Saint descendre sur Jésus alors que celui-ci remonte des eaux du Jourdain, il y a une allusion au commencement du monde. Dans le baptême de Jésus nous sommes invités à voir un commencement à l’échelle cosmique. C’est une nouvelle création qui s’accomplit.

Mais il y a plus. L’image de la colombe renvoie aussi au livre de la Genèse et plus singulièrement à l’histoire de Noé et du déluge (Genèse 8). Genèse 8,8-12 : « 08 Noé lâcha aussi la colombe pour voir si les eaux avaient baissé à la surface du sol. 09 La colombe ne trouva pas d’endroit où se poser, et elle revint vers l’arche auprès de lui, parce que les eaux étaient sur toute la surface de la terre ; Noé tendit la main, prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche. 10 Il attendit encore sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. 11 Vers le soir, la colombe revint, et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout frais ! Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre. 12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui, cette fois-ci, ne revint plus vers lui ».

Le départ de la colombe est le signe que la terre est de nouveau habitable.
C’est Jésus qui vient rendre notre terre habitable. La colombe qui ne revient plus vers l’arche se pose sur lui, véritable Eden, nouvelle terre promise. Quand il rend la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, quand il guérit les lépreux, libère les possédés, quand il redresse l’homme, il rend la terre de nouveau habitable. Mais surtout quand il annonce la Bonne Nouvelle, quand il nous dit de nous aimer les uns les autres, de rendre le bien pour le mal, d’être bon avec son prochain, il rend notre terre habitable, parce qu’il vient toucher nos cœurs.

Jésus, tu es l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Tu es l’Agneau sans tache. Ton innocence et ta pureté ont aspiré notre péché. Par l’offrande de ta vie, tu nous redonnes notre beauté première, tu nous baptises dans ton Esprit et tu nous enveloppes dans le feu de sa présence, faisant de nous des fils du grand Roi, prêtres, prophètes et rois.

Seigneur, je sais que j’ai du prix à tes yeux, je sais que tu m’as tant aimé que tu as donné ta vie pour moi. Que te rendrai-je pour tant de grâces ? Je n’ai rien à t’offrir que ma pauvreté, mais me voici devant toi, je viens faire ta volonté. Accepte l’offrande de tous mes frères et fait de nous un peuple saint qui t’appartienne, une lumière pour ceux qui sont encore dans les ténèbres.



 


Homélie pour le Baptême du Seigneur

 

13 janvier 2014 2014 par Père Christian Catayée

Une semaine après avoir célébré l’épiphanie, nous fêtons le baptême de Jésus et par là nous clôturons le temps liturgique de Noël.

Le fait de conclure cette période par le baptême de Jésus nous montre que fêter Noël n’est pas superficiel : il y a un véritable mystère qui est célébré. Ce Dieu que nous adorons, ce Dieu dont nous disons qu’il a créé le ciel et la terre, c’est ce Dieu qui s’est incarné et que nous rencontrons dans la personne de Jésus. Et donc c’est Dieu qui vient vivre au beau milieu des hommes.

Ce mystère de solidarité est affirmé avec force dans le baptême de Jésus. En effet, le baptême que proposait Jean-Baptiste était un baptême de conversion. Ceux et celles qui venaient à lui reconnaissaient qu’ils étaient pécheurs et qu’ils souhaitaient pour ne pas dire qu’ils prenaient la décision d’abandonner leurs péchés pour vivre, avec radicalité, tournés vers Dieu.

Jésus, en tant que Fils de Dieu, et donc sans péché, n’avait nullement besoin de se faire baptiser par Jean. D’ailleurs, la première réaction de Jean est de dire à Jésus que c’était plutôt à lui, Jean, de se faire baptiser lui, Jésus. Pourtant, Jésus a voulu manifester cette solidarité avec les pécheurs. Il se fait baptiser comme les autres. Et cela constitue un contraste entre les pharisiens, les scribes et Jésus. Ces pharisiens et scribes qui venaient à Jean pour l’écouter mais qui n’osaient pas faire la démarche du baptême, estimant qu’ils n’ont pas besoin de conversion.

Jésus n’hésite pas s’abaisser en se faisant plonger dans le Jourdain. Et il se trouve que Jourdain est situé dans la région la plus basse de la surface de la Terre (392 m sous le niveau de la mer). Même géographiquement parlant, Jésus descend au plus bas, en se faisant frères des hommes pécheurs.

Imaginons un témoin de la scène. Il voit un homme quelconque s’approcher de Jean, et après un court dialogue, se faire baptiser. Le témoin aurait très bien pû se dire : « voilà un pécheur qui veut se convertir ». Cela montre bien que Jésus accepte qu’on pense de lui qu’il est un pécheur. Il se solidarise des pécheurs non pas pour qu’ils restent pécheurs mais pour que ces pécheurs soient relevés. Profitons de ceci pour dire que les apparences sont trompeuses et que l’on peut se tromper en jugeant quelqu’un sur l’apparence ou même ses actes. Ce témoin de la scène qui voit Jésus se faire baptiser en le considérant comme un pécheur, se trompe complètement.

Par ailleurs, la Tradition de l’Eglise a toujours vu dans le baptême de Jésus le moment où il vient purifier l’élément qu’est l’eau, en préparation au baptême chrétien qui libèrera l’homme de ses péchés.

Or, récemment, Jozef Ratzinger, alors pape Benoit XVI, écrivait dans son livre Jésus de Nazareth que le baptême de Jésus est aussi le moment où Jésus endosse les péchés des hommes. Puisque les foules allaient à Jean pour se faire baptiser, on pourrait dire que les foules venaient déposer leurs péchés dans les eaux du Jourdain. Ainsi, Jésus, le Saint, le Pur, descend dans les eaux chargées du péché des hommes. Et comme un vêtement propre qu’on plonge dans une sale récolte la saleté, Jésus récolte les péchés des hommes. On comprend mieux que Jean-Baptiste en revoyant Jésus, qui revient de son séjour de 40 jours dans le désert, le désigne en disant : « voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».

Oui, en fêtant le baptême de Jésus, nous célébrons l’extraordinaire amour de Jésus qui se fait l’un de nous et nous sauve de nos péchés. Cette solidarité est la joie du Père qui s’écrie : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». C’est quand le Fils de Dieu se montre le plus proche de nous, en s’abaissant, que Dieu se révèle en sa Trinité.

Raison de plus pour accueillir notre humanité, elle qui a été anoblie par l’incarnation du Verbe.



 


Homélie pour l’épiphanie

 

13 janvier 2014 2014 par Père Christian Catayée

L’Epiphanie est la fête de la manifestation du Fils de Dieu aux nations. Les mages qui viennent lui rendre hommage sont représentatifs de ce monde païen en attente de la révélation.

Jésus naît à Bethléem. Il est Fils d’Israël cependant sa mission est de rassembler tous les hommes dispersés. Durant son ministère, il se qualifiera de « fils de l’homme » plutôt que de « fils de David », montrant ainsi que c’est pour tous les hommes qu’il est venu.
A travers la démarche des mages, nous sommes invités à considérer l’aspiration de tout homme à voir le Christ. Car, combien d’hommes et de femmes ne sont-ils pas à la recherche de Dieu ? Le psaume 104, 3 nous dit : « joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ». Les mages représentent ces chercheurs de Dieu à travers le temps et l’espace.

Il est bon alors de s’arrêter sur leur parcours.

Matthieu est sobre. Il écrit tout simplement : « Des mages venus d’orient arrivèrent à Jérusalem ». Il ne précise ni le nombre ni l’endroit exact d’où ils viennent. On ne peut alors que conjecturer. C’est la tradition qui a déterminé le nombre des mages à 3 c’est-à-dire un pour l’or, un pour l’encens et un pour la myrrhe.

Quoiqu’il en soit le mot « mage » fait allusion à quelqu’un qui détient un savoir. C’est ce savoir qui leur a permis d’interpréter l’apparition de l’étoile comme le signe indiquant la naissance d’un grand roi chez les juifs. Le savoir des mages leur a donc permis d’arriver à Jérusalem. On ira jusqu’à dire que la logique les a conduits à Jérusalem puisque logiquement la naissance du futur roi aurait dû être dans le palais royal à Jérusalem.

Or, c’est à ce moment qu’ils sont éclairés par la parole de Dieu quand on leur rapporte la prophétie de Michée. Alors que leur science et leur logique leur a permis de faire un très long voyage, c’est la Parole de Dieu qui leur permettra d’effectuer l’étape finale. Une très courte étape puisque Bethléem est à 7 kilomètres de Jérusalem.

Forts de ces considérations, nous pouvons observer que pour nous c’est un peu la même chose : notre logique, notre savoir peuvent nous mener très loin, cependant ils ne peuvent nous faire toucher le but. Il manquera le pas de la foi éclairée par Dieu.
Plus tard, Jésus avec enthousiasme s’écrira : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Matthieu 11,25). En quelque sorte, les mages à Jérusalem reçoivent la sagesse de Dieu.

Ceci peut expliquer la grande joie qu’ils éprouvèrent en voyant de nouveau l’étoile et se laissent guider par elle.
Les mages, désormais, se laissent guider par Dieu. Plutôt que de nous enfermer dans notre orgueil prétextant tout savoir, tout connaître, imitons ces mages qui acceptent d’être conseillés par Dieu.
Arrivés à Jésus, leur vie change. La contemplation de l’enfant-Jésus va leur ouvrir au monde invisible. Pas étonnant, alors, qu’ils accueillent l’avertissement de l’ange en songe.

Ils ne repartirent pas par le même chemin. Ayant vu celui qui est le chemin, la vérité et la vie, c’est bel et bien leur vie qui prend une nouvelle direction éclairée par la vérité.
Peut-être devrions –nous voir dans le geste d’offrande (or, encens et myrrhe) un geste de dessaisissement comme pour dire d’une certaine façon : « désormais, nous ne servirons ni l’argent, ni de faux dieux, ni le culte de nous-mêmes. Nous servirons celui que « nos yeux ont vu, que nos mains ont touché » (cf 1 Jean 1,1), Jésus, non seulement le roi des juifs mais aussi le Seigneur de tous les hommes !

Oui, le parcours de ces mages nous invite à notre tour à nous mettre en route. Mais à nous de comprendre que le chemin le plus difficile qui est portant le plus court, c’est de passer de notre tête à notre cœur.
Amen.



 


Cinquième dimanche de carême

 

16 mars 2013 2013 par Père Christian Catayée

Après les paroles, les actes ! La semaine dernière, nous avions médité à partir de la parabole communément appelée de l’enfant prodigue. Jésus en racontant cette parabole disait comment notre Père des cieux était miséricordieux, prêt à accueillir le repentir de celui qui revient à lui. Aujourd’hui, ce n’est pas une parabole que nous écoutons mais bel et bien un épisode concret de la vie de Jésus.

Alors que Jésus enseigne le peuple au temple, l’irruption des scribes et des pharisiens le place en situation de juge. La violence de l’accusation contraste avec le calme de Jésus qui ne se laisse pas impressionner. Et pourtant, il risque gros ! On lui présente une femme prise en flagrant délit d’adultère mais c’est lui qu’on cherche à atteindre.

D’une part, on prend à témoin ceux qui écoutent son enseignement fortement marqué par la découverte de la miséricorde de Dieu. Donc, s’il dit qu’il faut appliquer la Loi et lapider cette femme, il perd tout crédit. Et d’autre part, s’il dit qu’il ne faut pas lapider cette femme, alors il incite publiquement à désobéir à la Loi : non seulement il est discrédité mais il risque d’être lapidé lui aussi.

Ce simulacre de procès est en fait un prélude au procès de Jésus. On comprend alors qu’on est bien dans le contexte de la Passion. La veille, n’était-il pas allé au mont des oliviers ?...

Or, placer Jésus en situation de juge ne va pas avec sa mission. Nous lisons justement

3
17
Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Jn 3, 17 (Traduction Œcuménique de la Bible)

Jésus n’est pas venu pour juger mais pour sauver. Et c’est précisément ce qu’il va faire.

D’abord, son silence est une invitation à prendre de la distance avec l’émotion commune. Une attitude que nous devrions adopter nous aussi : quand la vindicte populaire gronde, tâchons de descendre en profondeur et non pas réagir à fleur de peau. Jésus se tait pour respecter les uns et les autres : les accusateurs et l’accusée. Peut-être est-il en train de penser à cette violence qui se déchaînera contre lui lors de sa Passion.

Alors que les scribes et les pharisiens attendent une réponse tranchée voici que Jésus va les renvoyer à leur propre conscience. Car la phrase "que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre" fait allusion à un passage bien connu des interlocuteurs de Jésus puisqu’il s’agit du passage du Deutéronome qui parle de la conduite à tenir fasse à quelqu’un qui pratique l’idolâtrie (Dt17,3-7) :

17
3
et qui s’en va servir d’autres dieux et se prosterner devant eux, devant le soleil, la lune ou toute l’armée des cieux,
ce que je n’ai pas ordonné,
4
si l’on te communique cette information ou si tu l’entends dire, tu feras des recherches approfondies ; une fois vraiment
établi le fait que cette abomination a été commise en Israël,
5
tu amèneras aux portes de ta ville l’homme ou la femme qui ont commis ce méfait ; l’homme ou la femme, tu les lapideras
et ils mourront.
6
C’est sur les déclarations de deux ou de trois témoins que celui qui doit mourir sera mis à mort ; il ne sera pas mis à mort
sur les déclarations d’un seul témoin.
7
La main des témoins sera la première pour le mettre à mort, puis la main de tout le peuple en fera autant. Tu ôteras le mal
du milieu de toi.

Dt 17, 3-7 (Traduction Œcuménique de la Bible)

Ainsi la réponse de Jésus peut se traduire : « Cette femme est coupable d’adultère, au premier sens du terme, c’est entendu ; mais vous, n’êtes-vous pas en train de commettre un adultère autrement plus grave, c’est-à-dire une infidélité au Dieu de l’Alliance ? » (On sait que, très souvent, les prophètes ont parlé de l’idolâtrie en termes d’adultère.)

Les Pharisiens et les scribes voulaient sincèrement être les fils du Très-Haut, alors Jésus leur dit « Ne vous trompez pas de Dieu, soyez miséricordieux ». Jésus, le Verbe, vient d’accomplir parmi eux sa mission de Révélation.

Avant d’être juge pour mon frère je dois prendre conscience que je suis un pécheur bénéficiant de la miséricorde de Dieu. Donc je dois l’inviter à cette miséricorde.
Le face à face entre Jésus et la femme finalement montre que Jésus ne fais pas de compromis avec le péché : il veut ouvrir une espérance au pécheur pour qu’il se détourne de sa faute et marche suivant les voies du Seigneur.



 


Quatrième dimanche de carême

 

9 mars 2013 2013 par Père Christian Catayée

La parabole du fils prodigue est bien connue de nous en règle générale. Elle fait partie des paraboles les plus populaires de Jésus. L’image de ce fils cadet qui décide de voler de ses propres ailes est parlante puisqu’elle renvoie à l’expérience humaine. Cependant, pour mieux saisir toute la dimension de cette parabole, il est bon de considérer non pas le seul fils qui quitte son père, mais bien les trois personnages centraux de la parabole : le père et les deux fils.

Si la trame de la parabole est l’histoire du fils cadet qui demande sa part d’héritage afin de mener sa vie comme il l’entend, le véritable enseignement porte sur cet amour du père pour ses fils. Un amour qui est méconnu aussi bien du fils cadet que de l’aîné. En effet, quand on y regarde bien, Jésus nous raconte comment les deux fils à leur manière ignorent à quel point leur père les aime.

Tout d’abord, le fils cadet veut s’éloigner s’imaginant sans doute qu’il serait plus heureux ailleurs qu’avec son père et son frère. Il fait l’expérience d’un exil progressif : d’abord géographique, cet exil devient spirituel à tel point que lui-même reconnait qu’il a perdu son identité de fils. Il s’estime mort en tant que fils et pense que son père ne l’acceptera qu’en tant qu’ouvrier. Par ce raisonnement, il révèle l’image qu’il a de son père : un père avec des principes implacables voire rigides. Ce fils cadet n’envisage même pas la possibilité que son père puisse lui pardonner tout simplement. C’est à son retour qu’il découvre à quel point il s’est trompé : son père a un cœur qui l’aime par delà l’affront qu’il lui a infligé. Son père l’attendait montrant que son amour ne s’est jamais éteint pour son fils. Il découvre la grande bonté insoupçonnée qui réside au fond de son père.

Quant au fils aîné, on perçoit la façon dont il perçoit son père à travers le reproche qu’il lui formule. « Alors que ton fils ne mériterait pas tant d’égard après ce qu’il t’a fait, à moi, tu n’as jamais rien donné »… L’aîné se trompe lui aussi sur l’amour que son père lui porte. Il est habité par la vision d’un père qui serait attaché au mérite. C’est dans le dialogue qu’il découvre un visage beaucoup plus tendre de son père. « Tu es toujours avec moi et out ce qui est à moi est à toi ». Jusque là, l’aîné ne se comportait pas vraiment en fils mais en serviteur. Le père lui rappelle sa propre dignité. Et bien loin de jalouser son frère, il aurait dû louer la bonté de son père qui s’exerce aussi bien à l’un qu’à l’autre.

Cette parabole est donc destinée à nous faire découvrir un visage du Père inattendu. Comme les pharisiens et les scribes, nous pouvons être troublés voire scandalisés par les faveurs que le Seigneur donne à des païens convertis. Il n’est pas rare de douter de la démarche de telle ou telle personne que l’on a cataloguée dans la mauvaise case. On douterait de sa capacité à changer de vie ou changer tout simplement. Jésus nous demande alors de commencer par changer notre propre regard sur Dieu. Notre Dieu que l’on imaginerait implacable est d’abord un Dieu de bonté et de tendresse. Bonté et tendresse qui s’appliquent à nous déjà : il nous faut en conséquence apprendre à en bénéficier. Et plutôt que de nous offusquer de la clémence ou de la mansuétude divine pour les autres, peut-être gagnerions-nous à goûter déjà à cette tendresse de Dieu pour nous.

Finalement, Jésus s’adresse aussi bien à ceux qui sont loin qu’à ceux qui sont proches. Aux premiers il dit qu’il n’est jamais trop tard pour revenir vers Dieu quelque soit l’importance de notre éloignement, et aux autres, que nous ne passions pas à côté de cet amour qui est à notre portée et qu’il suffit d’ouvrir tout grand le cœur pour savourer cette tendresse du Père.



 


Troisième dimanche de carême

 

25 mars 2013 2013 par Père Christian Catayée

L’évangile de ce dimanche est bien surprenant pour un temps comme le carême ! Jésus est amené à commenter deux faits divers en concluant par une parabole tout autant déconcertante.

L’affaire des Galiléens que Pilate fait massacrer alors qu’ils offraient un sacrifice suscite le questionnement des compatriotes de Jésus : comment se fait-il que Dieu ait permis que ces hommes qui lui rendaient un culte connaissent une fin tragique au moment même ? Ces hommes étaient-ils pécheurs ? Leur sacrifice était-il juste ? Nous connaissons ces questions car à vrai dire nous les posons volontiers face aux événements tragiques que l’on ne comprend pas. Ne nous arrive-t-il pas d’avoir ce genre de raisonnement ? « Si sa rivéy, sé ke dwèt ni an bagaï ! » (si cela lui est arrivé, c’est qu’il y a sans doute quelque chose[de pas clair]). C’est la vieille idée que le malheur n’arrive pas au hasard, qu’il est la conséquence d’un péché, d’un dysfonctionnement moral et d’une justice divine venant le sanctionner.
Jésus répond clairement à cette problématique : le malheur survenu à ces Galiléens pas plus qu’aux victimes de l’écroulement de la tour de Siloé n’est dû à leurs péchés et donc n’est pas une punition venant de Dieu. Par là, il s’inscrit dans la conclusion du livre de Job qui dit que la souffrance n’est pas la punition du péché.

Pourtant, Jésus rebondit sur la question en disant « mais si vous ne vous convertissez pas il pourrait vous arriver bien pire ! » Si dans un premier temps Jésus réfute l’idée de la punition divine, il fait appel à la conversion devant ces évènements. De quelle conversion parle-t-il puisque pour étayer ses propos il va donner une parabole qui fait appel à l’image d’un dieu patient et indulgent ?

Ne serait-ce pas la conversion du regard que l’on porte sur Dieu. Notre Dieu est un dieu d’amour et non pas un dieu punisseur et vengeur. Peut-être sommes-nous trop attachés à cette dernière conception des choses. Si l’on porte sur Dieu cette image d’un Dieu implacable, qui sévit à la moindre incartade alors la vie n’aura plus de goût et au moindre malheur qui pourrait nous survenir, on risquerait de se croire rejeté de Dieu. Et vivre en ce croyant rejeté de Dieu c’est un véritable malheur… L’avertissement de Jésus, finalement, vise à nous faire sortir de cette vision erronée de Dieu. En somme tant que nous portons cette image défectueuse de Dieu, nous ne pouvons être heureux. Il nous faut faire confiance en ce Dieu qui est ami de la vie.

Nous comprenons alors pourquoi la liturgie nous donne à méditer en première lecture ce passage de l’Exode où Dieu se révèle à Moïse. Quand on entend Dieu disant : « j’ai vu la misère de mon peuple » on comprend que Dieu est un Dieu soucieux du bien être de son peuple, un Dieu proche tout en étant le Saint. Un Dieu sensible à la détresse et qui fait appel à l’homme pour y remédier.

C’est donc sur l’image de Dieu que porte l’appel à la conversion d’aujourd’hui. Quand on voit Dieu différemment qu’un Dieu lointain et sévère alors tout change. C’est ce qui a dû arriver avec la femme adultère quand elle découvre ce regard de Jésus qui ne la condamne pas et l’invite à ne plus pécher. C’est ce qui a dû arriver à Zachée quand il a vu que Jésus était capable de s’inviter chez lui… le changement commence avec le regard.

Pour pouvoir nous convertir il est nécessaire de convertir notre vision de Dieu ! Après l’invitation à nous laisser nourrir de la Parole de Dieu, dans notre montée vers Pâques purifions notre image de Dieu. D’où l’avertissement de l’apôtre Paul aujourd’hui : « Cessez de récriminer contre Dieu ».

Oui, ouvrons notre cœur au Dieu qui nous aime beaucoup plus que nous ne pouvons l’imaginer.



 


Deuxième dimanche du Carême

 

23 février 2013 2013 par Père Christian Catayée

Au récit des tentations, lu la semaine dernière, succède celui de la transfiguration. On pourrait dans un premier temps souligner un parallèle saisissant entre les deux épisodes. Dans le premier récit, Jésus est poussé au désert par l’Esprit Saint. Or dans le désert la rencontre que l’on risque de faire est celui du tentateur. Tout comme le peuple hébreu rencontra la tentation au désert après sa libération d’Égypte, Jésus rencontre la tentation dans le désert après son baptême sans pour autant y succomber. Aujourd’hui nous voyons Jésus sur une haute montagne, la montagne étant le lieu symbolique de la rencontre avec Dieu. Or deux hommes ont rencontré Dieu à l’Horeb, la montagne du Sinaï : Moïse et Élie.

Il y a donc un contraste entre le désert où l’on rencontre le tentateur et la montagne où l’on rencontre Dieu. C’est comme si la liturgie nous suggérait un raisonnement en ce début de carême : si ce temps de désert que nous vivrons est un temps où la tentation sera présente, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un temps où nous allons à la rencontre du Dieu vivant. Et cela nous ne devons pas le perdre de vue. Le carême n’est pas seulement un temps d’austérité et de rigueur mais surtout un temps de grâce, propice à la rencontre avec Dieu.

Le parallèle (ou le contraste) ne s’arrête pas là. Jésus pendant les tentations s’appuyait sur la Parole de Dieu, n’hésitant pas à la citer pour triompher du Malin. Ici, nous entendons une voie sortie de la nuée entourant Jésus et ses disciples disant : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » Il s’agit donc de nous centrer sur le Christ. La précision n’est pas anodine. Parce qu’on pourrait faire carême en se focalisant sur les rigueurs, les bonnes œuvres et les prières sans pour autant prendre Jésus pour modèle, pour règle de vie. C’est un risque possible. Et une question toute simple que nous pouvons nous poser est : vais-je profiter de ce temps de grâce pour mieux apprendre à connaître Jésus et à l’aimer ? Nos chemins de croix, nos offices et même nos jeûnes doivent être centrés sur la personne du Christ. Nous nous recentrons sur le Christ parce que ce temps de carême est aussi le temps de préparation directe des catéchumènes au baptême et que nous baptisés accompagnons. Par le fait que nous-mêmes nous nous recentrions sur Jésus nous les aidons à se tourner vers Lui, car le baptême est une plongée dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Par ailleurs, l’évangéliste Luc écrit pour introduire son récit de la transfiguration : « Or, il advint, environ huit jours après ces paroles, que, prenant avec Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier » (Luc 9, 28). La mention de « huit jours après ces paroles » fait allusion à un épisode que nous connaissons bien : le moment de la profession de foi de Pierre suivi de la première annonce de la Passion. Et ce passage commence par : « Et il advint, comme il était à prier, seul, n’ayant avec lui que les disciples, qu’il les interrogea en disant : qui suis-je au dire des foules ? » (Luc 9, 18). Les disciples vont répondre en donnant les opinions des gens mais Pierre à la question « pour vous qui suis-je ? » va répondre : « Le Christ de Dieu ». Huit jours plus tard, c’est au tour de Dieu de répondre à son tour « celui-ci est mon Fils ». Une seule parole qui l’emporte sur les multiples fois où le tentateur, pour déstabiliser Jésus, commençait par dire « si tu es le Fils de Dieu ».

En définitive, seule compte la parole de Dieu !



 


Premier dimanche de Carême

 

16 février 2013 2013 par Père Christian Catayée

Le premier dimanche de carême est toujours marqué par cet épisode où Jésus est poussé par l’Esprit saint dans le désert après son baptême. Au bout de ces quarante jours de jeûne, c’est l’épisode de la tentation.

Cela n’est pas anodin puisque nous trouvons dans ce passage l’encouragement dont nous avons besoin pour affronter la rigueur du carême.

Tout d’abord, l’expérience du désert après le baptême doit nous stimuler dans le fait de considérer que le carême n’est pas une punition mais la conséquence de la grâce. Les païens ne font pas carême. Ceux qui n’ont cure du Seigneur ne font pas carême. Faire carême c’est déjà reconnaître que le message de grâce et de vérité du Seigneur nous est parvenu. Alors que dans la vie quotidienne nous sommes accaparés par tant de choses, nous voulons vivre un temps qui soit pleinement consacré à Dieu – en n’oubliant pas que la rencontre de Dieu se fait aussi dans l’accueil du malheureux.

Par ailleurs, le récit est un avertissement. Ce temps consacré au Seigneur, est aussi un temps où nous aurons à lutter contre la tentation. L’Église nous donne des pistes pour résister en nous montrant comment le Christ à résisté à la tentation. Car c’est l’humilité de Jésus qui lui permet de sortir victorieux : humilité de s’en référer à la Parole de Dieu. En agissant ainsi, il s’appuie plus sur la Parole et donc sur sa confiance en Dieu que sur ses propres forces. De plus, la façon dont Jésus se comporte dans la tentation nous donne aussi des pistes. À aucun moment, il entretient une discussion avec le tentateur.
Chaque fois, il cite l’Écriture pour se convaincre, pour se rassurer, pour demeurer en Dieu. Sans aucun doute devrions-nous l’imiter : ne pas écouter le tentateur ni entrer en discussion avec mais rester dans l’écoute de la Parole, chercher ce que dit Dieu pour une telle situation.

En revanche, les trois types de tentations relatées dans l’Évangile nous renseignent sur les portes d’entrées du mal en nous : l’assouvissement immédiatement de nos pulsions (ici la faim), la soumission au Mal pour obtenir toute satisfaction dans la réalisation de nos désirs ou projets et enfin le fait d’exiger de Dieu des preuves de sa présence et de sa protection.

Les réponses données par Jésus sont des réponses de Foi et de confiance. Foi dans ce Dieu qui nourrit ses enfants ; Foi dans ce Dieu qui seul doit être adoré et placé au-dessus de tout ; Foi toute confiante dans l’amour du Père et qui n’a pas besoin de signes ou de preuves.

Ainsi donc, aurons-nous à cœur de vire pendant ce carême de la Parole de Dieu, les yeux fixés sur Jésus-Christ, sur notre Dieu qui ne nous abandonne pas, comme il n’a pas abandonné son peuple au désert. C’est d’ailleurs le sens des offrandes que Dieu demandes à son peuple dans la première lecture : il s’agit d’un geste de reconnaissance. Apporter les offrandes, ce n’est pas concéder à Dieu quelque chose qui nous appartiendrait, c’est reconnaître que tout nous vient de lui. Dans le carême que nous entreprenons nous aussi aurons à offrir au Seigneur ce qui vient de lui. À nous d’étendre l’offrande aux dimensions du partage.

Bonne et sainte montée vers Pâques !



 


Homélie du pèlerinage à ND de la Délivrande

 

4 septembre 2012 2012 par Père Christian Catayée

Homélie prononcée par le P. Catayée au cours du pèlerinage diocésain au Morne Rouge, le 29 août 2012 (messe de 18h30)



 


Homélie du Jeudi Saint (2012)

 

7 avril 2012 2012 par Père Christian Catayée

Nous voici réunis pour célébrer l’eucharistie en ce jour particulier qu’est le jeudi saint où l’on fait précisément mémoire de l’institution de l’eucharistie. Nous faisons mémoire de la Sainte Cène, c’est-à-dire du dernier repas que Jésus prit avec ses apôtres, repas au cours duquel il invente, si l’on peut dire, l’eucharistie. Mais nous fêtons plus qu’un repas, nous fêtons aussi l’amour qui se donne.

Tout d’abord, méditons sur le repas. Ce qui est au cœur de notre fête est un acte finalement banal vu sous un angle externe : l’acte de se restaurer avec des mets qui n’ont rien d’exceptionnels n’est pas extraordinaire en soi. C’est donc du côté de la signification, ou si vous préférez, du symbole qu’il faut chercher ce qui est célébré aujourd’hui.

Nous avons commencé par entendre le passage du livre de l’Exode où Dieu donne ses instructions pour que le peuple hébreu prenne un repas avant qu’il se mette en route vers la liberté. Un agneau sans tâche ni défaut sera immolé au coucher du soleil. On marquera les linteaux de la porte de la maison avec son sang. On consommera sa chair alors qu’on sera rassemblé en maisonnée. Alors, l’Ange du Seigneur passera frapper tous les endroits où il n’y a pas le sang de l’agneau sur les montants des portes. Et le peuple pourra partir. Osons faire le parallèle : en Eden, l’homme avait mangé le fruit défendu et avait été chassé du Jardin. En Egypte, le peuple hébreu mange un agneau immolé et il est chassé de sa terre de servitude. Ces repas inaugurent un changement décisif sauf que dans le deuxième, il s’agit d’une libération et d’une œuvre de Dieu.

Nous comprenons mieux alors que l’eucharistie est elle aussi un repas qui inaugure un changement décisif. Elle est le point d’entrée dans la Passion pour Jésus : n’est-ce pas au cours du repas que Judas va partir pour trahir Jésus ? Mais elle est aussi un point d’entrée pour nous dans la vie de Dieu. Parce que nous y célébrons le sacrifice de l’Agneau Immolé, Jésus, sacrifice qui nous réconcilie avec Dieu et nous donne d’entrer en communion avec lui. Parce que Jésus nous dit « qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6,54). C’est le repas qui inaugure pour nous la vie éternelle. Et là, ce plus Adam qui mange, c’est le Nouvel Adam qui se donne à manger.

Nous parlions de symbole tout-à-l’heure, en tout cas évitons de parler de magie. Si l’eucharistie opère un changement profond en nous, elle ne supprime pas comme par magie tous nos défauts. Pour illustrer, les apôtres après avoir reçu pour la première fois la communion des mains du Christ, plus tard vont l’abandonner. Pierre ira même jusqu’à le renier trois fois. De même, nous aussi nous sommes capables de faillir. Nous aurons donc besoin d’entretenir cette vie divine en nous par l’amour qui se donne.

D’où le deuxième axe de cette fête : l’amour qui se donne.

L’Amour avec un grand A se donne. « Voici mon corps livré pour vous », « voici mon sang versé pour vous ». Le don est dans le sacrifice de sa personne. Mais il l’est aussi dans le lavement des pieds. L’Amour se donne dans le service, dans l’humilité. “Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.” (Jean 13, 12- 15). Nous sommes invités par Jésus à faire comme lui. La transformation attendue dans l’eucharistie est une transformation du cœur qui doit aimer en acte, en acceptant de servir, en acceptant d’être humble.

Alors, frères et sœurs, entrons dans ce mouvement d’amour qui se donne. Laissons retentir le commandement nouveau que le Seigneur nous donne en ce jour : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Entrons dans ce mystère pascal qui certes débute par la Passion mais se prolonge avec la Résurrection, puis l’Ascension pour aboutir à la Pentecôte. Et pour cela, nourris de l’eucharistie, suivons Jésus à Gethsémani ; accompagnons-le dans son chemin de croix et souffrons avec lui sa Passion. Ainsi la joie du Ressuscité nous transportera dans un monde nouveau où nous serons libérés de la mort et du péché.



 


Homélie du Christ-Roi (A)

 

19 novembre 2011 2011 par Père Christian Catayée

Le Christ-Roi (A)

Aujourd’hui toute l’Eglise fête le Christ comme Roi de l’univers. Pour nous aider à comprendre de que cela veut dire, elle nous propose des textes bien différents les uns des autres.

Tout d’abord, la première lecture prise dans l’Ancien Testament est tirée du livre d’Ezéchiel. Elle nous montre comment le Seigneur est un véritable berger qui prend soin de son peuple. Mais il le fait d’une manière particulière : il s’intéresse à chacun, du plus petit au plus grand. « C’est moi qui ferai paître le troupeau… la brebis perdue, je la chercherai ». Le Seigneur insiste sur le fait que c’est lui qui agit, qui conduit le troupeau, qui veille sur ce dernier, qui panse la brebis blessée, qui ramène la brebis perdue, qui garde et fait paître la brebis grasse.

Voilà le Roi que nous avons ! C’est un roi qui part à ta recherche si tu t’égares. C’est un roi qui te panse si tu es blessé, si ton âme est triste. C’est un roi qui s’abaisse devant toi pour te laver les pieds. Le repousseras-tu ou le laisseras-tu faire ? Te laisseras-tu conduire par lui ?

Ce sont des questions importantes parce qu’il n’est pas toujours facile de se laisser rejoindre par Dieu. Il y a bien des moments où on n’a pas envie qu’il veille sur nous, ou qu’il parte à notre rencontre. Parfois même on refuse qu’il vienne enlever toute rancune quand on est fâché contre quelqu’un.

Laissons-nous guider par le Seigneur, lui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11, 28-29).

La deuxième lecture nous présente une autre facette de la royauté du Christ. C’est celle du triomphe et du pouvoir royal qu’exerce le Christ sur toute chose, sur les puissances du mal.

Le Christ-Roi est vainqueur ! Le Christ-Roi est vainqueur ! Il faut le répéter et insister sur cette dimension que le chrétien ne doit pas perdre de vue. En effet, nous sommes dans un monde encore marqué par le péché. Un monde où nous trouvons la souffrance, la douleur. Et en plus, les media n’arrangent pas les choses en nous déversant toute la misère du monde. Eh bien ! le Christ, lui, nous annonce la Bonne Nouvelle ! Et quelle est-elle ? « Le Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il a vaincu la mort ! »

Cette victoire est éclatante. Et si nous avons du mal à le voir dans nos vies quotidiennes – bien qu’elle soit là – nous la toucherons du doigt au jour de la Résurrection. Mais attention, il ne s’agit pas d’une victoire à retardement : elle est déjà là ! Et le chrétien doit vivre dans cette logique de victoire. Ce Seigneur qui viendra dans la gloire est ce même Seigneur qui nous a promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Si le chrétien agit au cœur du monde en faisant le bien c’est parce qu’il a la foi en Jésus-Christ, vainqueur des ténèbres et de la mort. Le Dieu que nous avons est le Dieu des victoires !

C’est alors qu’il nous faut considérer l’évangile de ce dimanche. Il nous présente une autre facette de la royauté du Christ. Le Christ est roi, et voilà qu’il s’identifie à ceux qui sont méprisés et rejetés, à ceux qui souffrent. Lui qui est le plus grand, vers qui doit converger toute louange, toute gloire ; lui qui est le centre de tout, voilà qu’il se trouve dans celui qui est petit, dans celui qui est écarté, dans celui qui n’est pas considéré.

Nous découvrons ainsi que ce Roi qui a la première place, occupe aussi la dernière. Dans la vie, chers frères, il y a deux places que nous n’aurons jamais : la première et la dernière. Ce sont celles de Notre Seigneur. Si tu veux honorer le Christ en sa première place, honore-le aussi en sa dernière.

Il est surprenant et déroutant de voir que le Seigneur qui a vaincu le mal, s’est laissé touché par lui c’est-à-dire vient assumer la souffrance de ses brebis qu’il aime tant.

Certes le Christ est le Roi qui vient nous juger au Jour de son glorieux retour. Mais l’on peut voir que son jugement n’est pas arbitraire : nous sommes les acteurs de ce jugement en raison de nos actes (notre foi doit nous entrainer à agir). Jugement d’amour par rapport à l’amour, tel est le jugement dernier. Nous serons juger sur l’amour qui a agi.

Il n’y a pas d’amour de Dieu sans amour du prochain. Tu veux servir le Roi de l’univers en faisant de grandes choses, sache que tu peux le faire avec de toutes petites actions en étant à l’écoute de ton prochain.



 


Homélie du 24e dimanche ordinaire (A)

 

26 août 2013 2013 par Père Christian Catayée

La question de Pierre qui ouvre le passage d’évangile que nous venons d’entendre est beaucoup plus profonde qu’elle n’y paraît. Quand l’apôtre demande « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? », il souligne implicitement la nécessité de pardonner à ceux qui nous offensent pour être en cohérence avec notre relation avec Dieu. « Combien de fois dois-je »… Pardonner est donc un devoir de croyant. On ne peut envisager une relation vraie avec Dieu sans passer par le pardon des offenses qui nous sont faites.

Seulement, ce texte s’inscrit dans le prolongement de celui que nous avons lu la semaine dernière, traitant de la correction fraternelle. Rappelez-vous, Jésus avait dit « si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul… s’il ne t’écoute pas prends avec toi une ou deux personnes…s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Eglise ». Il y a une notion de limite qui émerge de cette graduation de la correction fraternelle. Il est donc normal que Pierre pose la question de la limite. A partir de combien de fois doit-on entrer dans le processus de correction fraternelle ? Car, finalement, le frère qui n’arrête pas de m’offenser n’est-il pas dans une logique de péché sur laquelle il faudrait l’éclairer ? Mettre une limite dans le pardon ne serait-ce pas l’aider à prendre conscience de son péché ? Et la proposition de la limite fixée à sept fois ne viserait-elle pas à montrer d’une part une plénitude dans le pardon de l’offensé et d’autre part le début de la gravité du péché de l’autre ?

La réponse de Jésus est par conséquent surprenante voire bouleversante. Elle déplace le problème : il ne s’agit plus de donner une limite à mon frère qui m’offense mais d’ouvrir en plénitude mon cœur. La parabole que raconte ensuite Jésus met en correspondance l’homme qui devait une somme considérable et son maître. Ne devait-il pas agir envers son compagnon comme le maître avait agi envers lui ? Il est d’ailleurs touchant que ce sont les mêmes mots qui sont prononcés pour demander grâce : « Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout ». Pour le maître il en résulte qu’il fut saisi de pitié. Il aurait fallu que l’homme en fasse de même, c’est-à-dire qu’il agisse comme son maître. En fait, subtilement, Jésus nous demande de pardonner comme Dieu. Quelqu’un avait dit un jour, « faire erreur c’est humain ; pardonner c’est divin ». En matière de pardon, Jésus nous demande de dépasser l’humain. Le pardon nous grandit, il nous fait toucher Dieu.

Cela implique que nous entrions dans la résolution de pardonner. Pardonner doit être aussi volontaire dans ce sens où il faut vouloir pardonner pour le faire. Si nous voulons lutter contre le mal, il nous accepter d’être le dernier maillon de sa chaîne de propagation. Si nous répondons au mal par le mal, nous lui permettons de poursuivre son chemin ; nous aurions été alors des points de relai dans la diffusion du mal. Si la haine engendre la haine, comme on dit souvent, il faut qu’elle se heurte à la puissance du pardon pour qu’elle s’évanouisse.

Certes, le fait de pardonner incessamment son frère crée un déséquilibre. C’est sans doute ce qui nous fait peur le plus dans ce texte d’évangile. Nous avons peur que l’autre abuse de nous, de notre gentillesse, de notre patience. Nous nous focalisons sur le fait l’autre nous prend quelque chose au lieu de voir que c’est nous qui donnons par de-là toute limite. La parabole de Jésus nous rappelle que le déséquilibre le plus important se situe entre Dieu et nous. Il nous a tant aimés, il nous a tant pardonnés que si nous le réalisions véritablement les dettes de nos frères nous paraîtraient ridicules.

Nous découvrons alors toute la portée de cette phrase de l’encyclopédiste D’Alembert : « la devise de l’homme vertueux est renfermée dans ces deux mots, donner et pardonner ».



 


Homélie du 23e dimanche ordinaire (A)

 

2 septembre 2011 2011 par Père Christian Catayée

L’évangile d’aujourd’hui s’inscrit en porte-à-faux face aux habitudes de notre monde individualiste. En effet, qui s’aventurerait à dire à son frère de communauté qu’il agit mal ou même qu’il pèche gravement ? Il est plutôt fréquent de considérer que l’autre est libre de faire ce qu’il veut et qu’il ne répondra de ses actes qu’à Dieu. Les paroles de Jésus ne seraient-elles valables que pour un passé moralisateur et ne correspondraient-elles plus à notre époque où chacun est libre de faire ce qui lui plait ? Pourtant Jésus a les paroles de la vie éternelle et par conséquent les paroles que nous avons entendues sont aussi pour nous, aujourd’hui. Laissons-nous donc interpeller par ce message qui nous prend à rebrousse-poil.

Nous pouvons nous risquer à affirmer que l’opposé de la charité (amour) n’est pas la haine mais l’indifférence. Ici, Jésus nous indique implicitement les raisons de ne pas sombrer dans l’indifférence vis-à-vis de son frère. Dès le début, le souci de l’autre est constitutif de notre foi. Si nous ouvrons notre bible au tout début, nous lisons dans la Genèse que la première question de Dieu à l’homme est « où es-tu ? », témoignant ainsi de la volonté de Dieu de partir à la recherche de l’homme. Mais la première question de l’homme à Dieu est prononcée par Caïn : « suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9). Il n’est pas question d’envisager de vivre sa foi sans référence à l’autre, à son prochain, à son frère. En somme, dans la foi, nous sommes responsables des autres.

La première lecture, issue du livre d’Ezékiel, abonde en ce sens. Le Seigneur s’adresse au prophète en lui disant « je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant Tu vas mourir et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie ». Cela souligne l’immense responsabilité du prophète. On pourrait se dire que c’est précisément le statut de prophète qui confère cette responsabilité, certes. Mais pour nous qui avons été baptisés en Christ, nous participons à la triple dignité du Christ prêtre, prophète et roi. A nous aussi, nous incombe cette responsabilité.

Seulement, cela ne peut se faire que dans l’humilité. Car sinon, on tombe vite dans l’accusation. Il ne s’agit pas de se prétendre innocent de tout mal pour faire la leçon aux autres. Combien hypocrites serions-nous ! Il s’agit d’avertir son frère qu’il court un danger spirituel, qu’il se trombe de voie. Oui, c’est l’humilité qui nous permet de mettre en pratique ce que nous recommande aujourd’hui Jésus.

Nous pouvons tirer un certain nombre d’enseignements dans la graduation de l’intervention préconisée par Jésus. D’abord voir le frère en secret c’est lui garantir les conditions favorables à un vrai dialogue et non à une accusation humiliante aux yeux des autres. Ensuite, le retrouver avec deux ou trois autres frères, c’est lui rappeler la gravité de son acte. Enfin, l’intervention de l’église, en tant que communauté, s’avère décisive pour rappeler jusqu’où on peut agir sans détruire la communion avec la communauté. Cette graduation suppose la possibilité de l’échec ce qui témoigne que dans tout ce processus la liberté du frère en question est à respecter quoiqu’il en coûte. Cela suppose également l’extrême délicatesse qui doit à tous les niveaux prévaloir.

Enfin, il va sans dire que le péché dont fait allusion Jésus est un péché d’une gravité telle qu’elle détruit la communion entre frères. Le silence face au mal est aussi destructeur que le mal lui-même. Rappelons cette citation de Edmund Burke : « La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien ».

Nous ne pouvons véritablement intervenir que si nous avons la ferme conviction que c’est à un frère (une sœur) que l’on s’adresse et que l’on ne veut pas juger mais avertir d’un plus grand mal dont l’autre n’a pas forcément conscience. Seul l’amour justifie notre intervention, en dehors de cet amour on tombe dans l’accusation. « Je ne suis pas venu juger le monde mais le sauver » : ne perdons jamais de vue cette phrase de Jésus. C’est à sa lumière que nous pourrons trouver la juste mesure pour se soucier du frère qui se perd.



 


Synthèse du questionnaire de carême

 

22 mars 2011 2011 par Père Christian Catayée

Intervention du P. Catayée à propos de la première étape du questionnaire proposé par le diocèse pour la réflexion du carême.

Aller au désert avec Jésus.

Le 1er dimanche de carême est toujours l’occasion de méditer sur le récit des tentations au désert. Cette année nous lisons cet épisode dans l’évangile selon Saint Matthieu (Mt 4,1-11). Il s’ouvre avec la mention du Jésus qui est poussé par l’Esprit-Saint après le baptême au Jourdain dans le désert.

La réflexion de carême de notre diocèse s’appuie sur un questionnaire hebdomadaire s’inspirant des textes lus le dimanche. Le thème général porte sur les sacrements.

Le questionnaire commence par nous interpeller sur le sens du désert. Le désert est généralement une étendue aride où pousse très peu de végétation. On n’y trouve pas facilement de quoi se désaltérer ni de quoi se sustenter à volonté. Le désert est aussi un lieu marqué par le silence, et où l’on fait l’expérience de la solitude. Si dans un premier temps l’image du désert est plutôt angoissante dans la mesure où il s’agit d’un lieu plus ou moins hostile de par les conditions environnantes, il n’en demeure pas moins que le désert est aussi un lieu où l’on peut faire l’expérience de l’absolu. En effet, la nuit, le désert permet d’observer un ciel dès plus étoilé qui ouvre à la contemplation. En outre, le silence qui y règne est propice à la Rencontre intérieure.

Or, nous pouvons faire cette remarque : si Jésus se retrouve au désert c’est qu’il y a été poussé par l’Esprit. Il vit depuis son baptême au Jourdain une profonde union trinitaire qui sans aucun doute est dès plus merveilleuse. L’union intime avec le Père et l’Esprit est de l’ordre de l’extase. Une joie qui alors fait tout oublier. On peut supposer en conséquence que ces quarante jours au désert étaient en fait des jours vécus dans une béatitude qui occultait tout manque, toute carence, toute peine. Et c’est au sortir de ce temps de béatitude qui dura quarante jours que Jésus ressentit la faim.

Ainsi l’expression qui veut que nous allions au désert avec Jésus vise deux dimensions : la première, la plus évidente, consiste à se couper du monde, du bruit, des distractions afin d’être mieux à l’écoute de Dieu et de soi-même ; la seconde, plus profonde, consiste à se consacrer joyeusement à la rencontre du Christ, rencontre qui ne doit pas nous laisser indifférent mais au contraire heureux, savourant cette présence, cette communion. Aller au désert avec Jésus, c’est apprendre à se laisser pousser par l’Esprit à vivre une plus grande intimité avec Dieu.

Parallèlement, le fait que l’Esprit pousse Jésus au désert peut être mis en lien avec les origines. Dans le livre de la genèse au chapitre 2 nous avons le second récit de la création qui stipule que Dieu crée la terre dans un premier temps sans végétation. C’est alors qu’il modèle l’homme avec de la glaise et lui insuffle une haleine de vie (souffle de vie). Puis, il le place dans le jardin d’Eden. Or, en termes symboliques, Jésus accomplit le trajet inverse. Recevant l’Esprit Saint au baptême dans les eaux du Jourdain, il est poussé dans le désert par l’Esprit. On pourrait croire que d’une certaine façon Jésus revient aux origines : il est vraiment le nouvel Adam. Normal dans ces conditions que la première tentation porte comme avec nos premiers parents sur la nourriture ou plutôt le manger.

On comprend alors pourquoi Jésus, face aux tentations, vise à réaffirmer très fortement son humanité. Le tentateur lui propose d’échapper à la condition humaine en accomplissant un certain nombre d’actes prodigieux : d’abord la satisfaction immédiate d’un besoin légitime comme celui de manger pour prendre des forces ; ensuite accomplir des prodiges garantis par la Parole de Dieu ; enfin, vivre un tel abaissement allant jusqu’à se prosterner devant Satan, garantissant une immédiate possession du monde. Jésus sait qu’être homme c’est aussi accepter la distance entre le ressenti d’un besoin et son accomplissement. Le prix de l’éternité passe par le temps assumé.
Finalement, n’est-ce pas un peu cela notre désert : accepter que le temps se fasse durée afin de pouvoir entrer un jour dans l’éternité.

P. Christian Catayée



 


Homélie du 4e dimanche du temps ordinaire (A)

 

29 janvier 2011 2011 par Père Christian Catayée

Homélie du 4e dimanche ordinaire année A

Accueillir les textes d’aujourd’hui c’est accepter que le Seigneur s’adresse à nous en tant que pauvres, en tant que humbles de la terre. Les premiers mots entendus sont tirés du livre du prophète Sophonie : « Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays qui faites sa volonté » (So 2,3). Autant dire que le ton est donné. Ce n’est pas à des cœurs orgueilleux que le Seigneur s’adresse. En fait, subtilement, il nous invite à entrer dans ce chemin d’humilité : cherchez la justice, cherchez l’humilité.

Les différents textes que la liturgie nous propose en ce dimanche mettent en relief ceux qui ont décidé de suivre le Seigneur. Autant Dieu interpelle par la voix du prophète Sophonie ce petit reste d’Israël qui trouve son refuge dans le nom du Seigneur, autant Paul interpelle-t-il les Corinthiens qui ont choisi de suivre le Christ : « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance » (1 Co 1, 26). Et pour corroborer cela, dans l’évangile, nous lisons que Jésus gravit la montagne et voyant ses disciples se met à faire le discours des Béatitudes.

Ainsi, les lectures d’aujourd’hui nous poussent-elles à faire retour en nous-mêmes afin de considérer que nous sommes des « petits » du Seigneur. Elles nous invitent à une plus grande humilité partant du principe que si nous avons été appelés par le Seigneur c’est précisément parce que nous ne sommes pas des sommités. « Chaque affirmation des Béatitudes, nous dit Benoît XVI, procède de ce regard [de Jésus] porté sur les disciples ; elles décrivent en quelque sorte la situation concrète qui est celle des disciples de Jésus : ils sont pauvres, affamés, ils pleurent, ils sont haïs et persécutés. Elles qualifient d’un point de vue pratique, mais aussi théologique, les disciples, ceux qui ont suivi Jésus et qui constituent désormais sa famille  ». (Benoît XVI, Jésus de Nazareth, Flammarion, p. 96)

Il faut bien le reconnaître, être disciple du Christ c’est accepter que le monde ne nous valorise pas, nous dénigre voire nous rejette. La tentation est alors grande pour certains d’abandonner la vie chrétienne (c’est-à-dire enracinées dans le Christ) avec ses turpitudes au profit d’une vie mondaine moins contrariante. Vivre les Béatitudes c’est vivre la première partie de chacune des affirmations : Heureux ceux qui sont pauvres de cœurs… ceux qui pleurent… ceux qui sont qui ont faim et soif de justice… Et cela peut refroidir bon nombre d’entre nous. Qui a-t-il envie d’être persécuté pour la justice ? Qui souhaite-t-il pleurer ?

Par son regard d’amour qui se pose sur nous, le Christ veut aujourd’hui nous redonner confiance et espoir. Car les Béatitudes sont un renversement des valeurs et des promesses eschatologiques c’est-à-dire qu’elles déterminent ce que nous serons en définitive. « Les paradoxes que Jésus présente dans les Béatitudes expriment la vraie situation du croyant dans le monde » (Benoît XVI, Ibidem, p.93) mais formulent la promesse du renversement qui se produira quand Dieu rétablira toute justice.

Toutefois pour terminer notre méditation, citons de nouveau le pape : en lisant attentivement le texte, on se rend compte que les Béatitudes constituent de manière voilée une biographie intérieure de Jésus, un portrait de sa personne. Lui qui n’a pas d’endroit où reposer sa tête (cf Mt 8, 20) est le vrai pauvre, lui qui peut dire de lui-même « devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), est véritablement doux ; il est le véritable cœur pur qui de ce fait contemple Dieu en permanence. Il est l’artisan de paix, il est celui qui souffre par amour de Dieu. Les Béatitudes révèlent le mystère du Christ lui-même, elles nous appellent à entrer dans la communion avec le Christ. Mais précisément, à cause de leur caractère christologique caché, elles sont des signes qui indiquent aussi la voie à l’Eglise qui doit reconnaître en elles son modèle ; elles constituent pour chaque fidèle des indications pour suivre le Christ, même si c’est de façon différente, en fonction de la diversité des vocations (Benoît XVI, Ibidem, pp. 95-96).



 


Homélie de la fête du Christ, roi de l’univers

 

20 novembre 2010 2010 par Père Christian Catayée

La fête du Christ-Roi

Les textes que propose l’Eglise pour cette fête du Christ-Roi éclairent à leur façon le mystère de la Royauté du Christ qui ne se calque pas sur nos propres conceptions de la royauté.
Pour nous, un roi c’est quelqu’un de fort, c’est un maître. C’est quelqu’un qui a un pouvoir reconnu des autres. Il est le chef d’une puissante armée. Il possède des terres, des palais. Bref, nous voyons quelqu’un de privilégié et qui le montre.
Dans cet ordre d’idées, nous aurions pu nous attendre à recevoir en cette fête des textes qui mettent en valeur la puissance du Christ. Au lieu de cela qu’avons-nous ? Le Christ en croix, tout démuni, en proie aux moqueries des gens, à leurs insultes.
Le Christ n’a que faire des artifices pour être roi. Il n’est pas un Roi couvert d’or ; ce n’est pas l’or qui ferait de lui un roi. Il n’a que faire d’une armée qui viendrait le délivrer de la croix ; ce n’est pas une armée, pas même celle des anges qui ferait de lui un roi. Ce n’est pas non plus une vie facile, sans douleur sans problème, qui le couronnerait. Non, il n’a pas écarté la souffrance et la peine quand elles se présentaient à lui. N’a-t-il pas eu faim dans le désert ? N’a-t-il pas éprouvé aussi l’angoisse au jardin de Gethsémani ?
Aujourd’hui, avec cet évangile, nous voyons le seul vrai roi s’offrir pour tous ses sujets. Qu’aurait-il à se sauver lui-même puisqu’il est venu sauver tout le monde ? Qu’aurait-il à s’échapper de la croix puisque par elle c’est le salut pour tous, le rachat et la paix avec Dieu.
St Paul a une parole très forte dans sa lettre aux Romains : « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? » (Romains 8, 31-32). Pour nous tous, c’est-à-dire pour chacun d’entre nous !
Tu crois que c’est toi qui dois faire le plus grand chemin pour aller vers ton Roi mais c’est lui qui vient à toi. C’est lui qui se tient devant la porte de ton cœur et qui demande tout simplement que tu l’invites à entrer. Voici ton Roi !
C’est un roi qui se met à genou devant ses sujets pour leur laver les pieds. C’est un roi qui pour toi est né dans une crèche pour montrer qu’il est venu chercher tout le monde et seulement les meilleurs, les plus beaux, les plus fortunés.
Voici ton roi !Ce roi de l’univers qui vient à toi sur un ânon !
Oh ! bien sûr, il est roi de l’univers ; il est celui qui connaît chaque étoile par son nom. Il est le maître de la vie et rien ne résiste à sa voix. Tout ce que l’on connaît de puissance n’est rien à côté de lui.
Oui, « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Mais sa puissance, sa gloire n’empêchent qu’il est proche de toi.
Alors, qu’as-tu à te dérober à son amour ? Car toute sa gloire réside dans son amour. Cet amour qui est allé jusqu’à la croix. Cet amour qui n’attend de toi qu’un signe, qu’un geste pour te donner sa paix.
Notre Seigneur est aussi celui qui règne dans nos cœurs. Ne laissons pas des imposteurs régner dans nos cœurs à sa place car ils ne donneront pas la vie.
Oui, « lui, le Fils, il est l’image du dieu invisible, le premier-né avant toute créature, c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre ».



 


Homélie du 25e dimanche ordinaire (C)

 

22 septembre 2010 2010 par Père Christian Catayée

Homélie TO 25 C

L’argent est une réalité incontournable de la société des hommes d’aujourd’hui. Il est omniprésent. Il est rare de trouver une réalité humaine qui ne soit concernée par la question de l’argent à un moment ou un autre. Mêmes des amoureux ont besoin d’argent pour s’offrir des cadeaux ! L’argent ainsi donc, de par son omniprésence, peut concurrencer Dieu. La phrase de Jésus : « vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’Argent », non seulement l’atteste mais aussi nous sert d’avertissement.
Un chrétien aussi manipule de l’argent. Il s’en sert pour payer sa nourriture, ses vêtements, ses factures, ses impôts et même pour sa participation à la mission de l’Eglise par les quêtes et différentes offrandes. Le risque alors est d’attribuer à l’argent une telle importance insidieuse que la relation avec les autres s’en trouve altérée. Certes, il faut gagner de l’argent mais cela justifie-t-il que l’on puisse être injuste en réclamant plus qu’il ne faut de l’autre ? « Celui qui est trompeur dans une petite affaire est aussi trompeur dans une grande », nous rappelle Jésus. La seule manière de montrer que Dieu est notre maître vis-à-vis de l’argent est de le laisser imprégner nos actes quand nous utilisons l’argent. Si je suis un filou quand j’utilise l’argent, je mets Dieu en dessous de lui puisque je n’applique pas ses commandements fondamentaux : Tu aimeras Dieu de tout ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Malheureusement, nous observons cette triste dichotomie chez certains. Fidèles quand il faut chanter des hymnes et cantiques au Dieu Très-haut voire faire un carême des plus austères, ils sont sans foi ni loi en matière de manipulation d’argent. C’est que souvent on oublie que parmi les 7 péchés capitaux se glisse un des plus ancrés dans l’homme : l’avarice. Saint Maxime le Confesseur nous dit que le péché commence non avec la possession de l’argent, mais avec son mauvais usage. L’avaricieux est pécheur non parce qu’il aime un bien de ce monde, mais parce que son amour pour ce bien est démesuré (Pascal Ide, Les 7 péchés capitaux, p. 114). Les Pères de l’Eglise distinguent trois faces dans l’avarice matérielle : l’attachement du cœur à l’argent, c’est-à-dire l’avarice au sens propre ; le désir d’acquérir sans cesse de nouveaux bien, c’est-à-dire la cupidité ou l’avidité ; enfin, l’opiniâtreté dans la possession, c’est-à-dire l’absence de générosité (Ibidem, p. 115).
Pourquoi l’avarice est-elle ancrée chez l’homme ? Parce qu’elle est présente dès la petite enfance. Il n’est pas rare, en effet, de voir un petit enfant refuser de prêter son jouet ou de maugréer parce que l’on a emprunté ses affaires. Ainsi, nous grandissons avec ce péché qui est tapi dans les tréfonds de notre personnalité. A force de conversions, on s’en libère mais ce n’est pas aussi simple puisqu’on peut au contraire accentuer cette avarice.
Il faut souligner également que l’argent touche notre relation à la sécurité. Celle-ci est un des besoins fondamentaux. Mais c’est précisément sur ce terrain de la sécurité que se joue notre vraie adhésion au Christ. Le pingre ne met plus sa sécurité en Dieu mais dans son avoir. Sans pour autant devenir pingre, on peut toutefois se laisser emporter par le souci d’argent à tel point qu’il accapare toutes nos pensées. Cet accaparement est marqué par la crainte ; notre attitude devient sécuritaire au lieu d’être abandonnée entre les mains de Dieu.
Profitons de l’occasion pour parler des jeux. Ecoutons ce que dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique au numéro 2413 : Les jeux de hasard (jeu de cartes, etc.) ou les paris ne sont pas en eux-mêmes contraires à la justice. Ils deviennent moralement inacceptables lorsqu’ils privent la personne de ce qui lui est nécessaire pour subvenir à ses besoins et à ceux d’autrui. La passion du jeu risque de devenir un asservissement grave. Parier injustement ou tricher dans les jeux constitue une matière grave, à moins que le dommage infligé soit si léger que celui qui le subit ne puisse raisonnablement le considérer comme significatif.
Il existe des remèdes à l’avarice. Premièrement, commençons par ne pas négliger ce vice : ayons l’humilité de reconnaître qu’il nous guette. Deuxièmement, rappelons-nous que tout bien vient de Dieu. Le saint curé d’Ars disait : « l’avare est un pourceau qui mange des glands sans lever la tête pour savoir d’où ils viennent ». Troisièmement, pratiquons la sobriété. Même pour le travail qui me permet de gagner de l’argent il y a un nécessaire temps d’arrêt, de repos. Quatrièmement, faire confiance à Dieu. Jésus n’a de cesse de nous inviter à faire confiance en la providence. Cinquièmement, se rappeler que nous ne sommes que des intendants sur terre. Même nos biens nous sont confiés par la Providence. Un jour, nous nous en séparerons. Sixièmement, pratiquons la générosité. Donner sans retour est un conseil de Jésus qu’il nous faut prendre au sérieux. Et pour cela, donner aux démunis a une très grande valeur. Enfin, n’ayons pas peur de méditer sur la croix : la croix nous guérit de nos attachements démesurés aux biens terrestres et nous sauve de toutes nos cupidités indues. Contempler celui qui a tout donné pour nous, y compris sa vie, ouvre nos cœurs dans un élan de reconnaissance et nous attache à lui. Oui, suivre le Christ vaut mieux que tout l’or du monde !



 


Homélie du 24e dimanche ordinaire (C)

 

11 septembre 2010 2010 par Père Christian Catayée

Frères et sœurs,
Les trois paraboles de la miséricorde que nous venons d’entendre sont provoquées par une remarque des pharisiens et scribes : « cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ». Cette remarque est révélatrice du regard dépréciateur que les pharisiens et scribes portent à ces publicains et pécheurs qui venaient écouter Jésus. Rappelons que le mot pharisien signifie en hébreu « séparé ». Le pharisien veut éviter tout mélange païen dans sa vie pour n’observer que les commandements de Dieu. Ce mouvement spirituel est né au IIe siècle avant JC en réaction à la vague d’hellénisation qui faisait que la Tradition des Pères se trouvait noyée au milieu de pratiques étrangères et donc païennes. Si l’intention était noble, il s’est développé une si haute estime de la pratique religieuse qu’elle généra un mépris pour ceux qui s’écartaient de la voie du Seigneur. Cette réaction contraste avec celle de Jésus qui faisait bon accueil aux pécheurs.
Par les trois paraboles – histoires dont raffolent les pharisiens – Jésus va faire entrevoir la logique de Dieu qui n’est pas celle des hommes.
La première parabole, celle de la brebis perdue, bien que courte, est riche d’enseignement. Elle nous laisse entrevoir que pour Dieu l’individu compte autant que le groupe. Il s’agit d’une logique divine qui bât en brèche la nôtre. La logique humaine s’accommode très bien de l’idée de sacrifier un individu au profit du groupe. Une logique qui intègre la notion de pertes acceptables, de dommages collatéraux, etc. Cette courte parabole nous donne accès à la perspective divine : pour nous sauver, le Seigneur n’a de cesse de nous chercher. Si l’on parle de brebis perdue ou égarée, il faut aussi parler de ce berger qui part en quête de sa brebis. Les premières pages de la Bible nous le suggèrent, quand on voit qu’aussitôt après la chute de nos premiers parents, Dieu se met en quête de l’homme en disant « où es-tu ? » Question qui trouve son écho dans l’histoire avec le « Me voici »des prophètes, avec le « voici la servante du Seigneur » de Marie, avec le « Voici » du Fils qu’il prononce, si l’on se réfère à l’épitre aux Hébreux (10, 5-7) : « en entrant dans le monde, le Christ dit : tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m’as façonné un corps…alors, j’ai dit : Voici, je viens ». Toutefois, cette parabole de la brebis perdue se termine avec la joie. Une joie qui ne peut être que partage. On parle de joie plutôt que de satisfaction. Souvent, nous tombons dans le travers de vouloir satisfaire notre Dieu plutôt que de faire sa joie. Quelle belle façon de faire sa joie que de se laisser trouver par lui !
La deuxième parabole semble similaire à la première. Mais elle insiste sur la joie partagée avec les amies. Pourquoi ? Parce que faire venir ses amies pour qu’elles se réjouissent avec vous du fait que vous avez trouvé une pièce d’argent que vous aviez perdue est le signe que vous ne prêtez pas de mauvais sentiments (par exemple celui de la jalousie) à ces amies. La réaction de la femme de la parabole présuppose une très grande confiance ou même connivence avec ses amies. C’est encore la perspective divine. Combien de fois le Seigneur nous donne-t-il des frères et sœurs touchés par sa grâce ? Nous avons à partager la joie du Seigneur devant la conversion des autres.
Nous retrouvons de ces enseignements dans la troisième parabole, celle du fils prodigue. Mais cette belle histoire racontée par Jésus nous donne à comprendre que la miséricorde de Dieu s’exprime aussi dans la patience de Dieu à l’égard des pécheurs. Patience qui commence avec l’accueil de la liberté de l’autre. Patience qui commence par la douleur de la séparation. Patience qui reste à veiller sur le bord du chemin. Autant les deux paraboles précédentes suggéraient l’action de Dieu qui nous cherche, autant celle-ci nous montre sa capacité d’accueil et de pardon. Mais là encore, il y a le partage de la joie du Maître.
Si Jésus était bel et bien critiqué par les pharisiens et scribes pour son accueil des pécheurs, il leur montre justement que sur cette terre il est sorti à la recherche des brebis perdues, qu’il n’a de cesse de passer partout et qu’il reçoit le retour des fils égarés. A eux de partager la joie réelle du Maître. C’est ainsi qu’il ne pourront s’égarer.



 


Homélie du 23e dimanche ordinaire (C)

 

5 septembre 2010 2010 par Père Christian Catayée

Qui d’entre nous ne peut être bousculé par les paroles que nous venons d’entendre de la part de Jésus ? Cet appel au détachement de tous ces liens que nous avons avec les êtres aimés et aussi les choses, les biens que nous possédons suscite en nos cœurs quelques frémissements tant il n’est pas facile de se détacher complètement.
La traduction liturgique a d’ailleurs adouci le propos de Jésus quand elle dit « si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, etc. » alors que la traduction littérale est « si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, etc. ». Bien sûr, dans ce deuxième cas, il s’agit d’un hébraïsme, c’est-à-dire d’une expression typique de la façon de penser hébraïque. Jésus ne demande pas la haine mais le détachement complet et immédiat. La violence du propos est au service du message qui s’en trouve accentué. Et le message ici en l’occurrence est le renoncement à tout ce qu’on a de cher pour suivre le Christ.
Il est important de souligner que le renoncement proposé par le Christ est en fait un choix de sa personne. Jésus ne nous demande pas de vivre un désert mais d’être rempli de sa personne. Car, à bien considérer, le Christ n’est pas le seul à proposer un détachement complet. On pourrait dire que le bouddhisme se fonde sur ce détachement total. Sauf que dans le bouddhisme, il s’agit d’éteindre toute passion, tout lien afin de pouvoir échapper à la souffrance provoquée par les inévitables arrachements qui s’opèrent dans l’existence. Ici, avec le Christ, il s’agit d’un détachement qui est de l’ordre d’une plus grande disposition au Christ, qui est de l’ordre du choix.
La place de ce texte dans l’évangile de Luc est par ailleurs éclairante. Il se situe après le repas chez un chef des pharisiens durant lequel Jésus va parler sur le choix des places, sur le choix des invités mais aussi va donner une parabole sur un homme qui va donner un diner festif et qui verra ses invités décliner l’invitation prétextant telle ou telle chose. En réponse de quoi, l’homme va étendre son invitation aux pauvres et aux nécessiteux. Et après le texte d’aujourd’hui s’ouvre le chapitre 15 de Luc , celui des trois paraboles de la miséricorde c’est-à-dire la brebis perdue, la drachme perdue et le fils prodigue.
En fait, en nous montrant l’exigence de la suite du Christ, le Seigneur nous montre également l’étendue de sa miséricorde. Au fond, c’est l’amour du Seigneur qui fera le reste en nous. Si nous ne laissons pas cet amour se déverser en nos cœurs comme un torrent qui emporte tout, nous ne pourrons nous mettre en route avec Jésus.
L’appel du Christ aujourd’hui vise à nous réveiller. Car il faut bien le reconnaître, nous vivons dans un monde bien matérialiste et égocentrique. Sous couvert d’une certaine liberté on vit paradoxalement des esclavages. Par exemple, la liberté de passer des coups de fil où et quand on veut a généré dans bien des cas un asservissement avéré au téléphone portable. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Que dire de l’addiction à la télé, à internet ? Ou encore aux différents cercles auxquels on appartient.
En définitive, le Christ nous appelle à vivre des renoncements pour grandir en liberté – devrais dire en vraie liberté. Le choisir, le préférer conduit à cette liberté recherchée. La clé pour cela est de laisser grandir en nous l’être sauvé par le §Christ. Nous sommes tellement polarisés sur nos pauvres existences avec leur lot de tracas et de soucis que nous oublions la chose la plus importante : nous avons été racheté par le Seigneur Jésus. St Paul va même jusqu’à dire que dès lors que nous avons été baptisés, nous ne nous appartenons plus, nous appartenons au Christ. Pas étonnant que de son côté il nous demande la meilleure part.
Alors, prenons le temps de réfléchir, comme il nous y invite. Laisserons-nous au Christ la plus belle part de nous même ou lui laisserons-nous ce qui restera lorsque le loyer sera payé, le frigo rempli, la voiture astiquée, les copains visités, le feuilleton regardé, etc, etc ? Le Christ ne nous demande pas le reste de notre vie mais tout notre être. C’est ce qui fait la beauté de la chose : l’amour du Christ nous pend vraiment au sérieux.



 


NOTRE FORCE DANS L’EPREUVE EST LA FOI EN DIEU

 

15 février 2011 2011 par Roselyne

"Voici quelques exemples de textes tirés du "LIVRE des Psaumes".

La mort, pour un chrétien, n’est pas une néantisation. Il existe une relation qui passe par la prière. On peut donc prier pour que vive la relation. Entre le décès et la résurrection ultime, il y a un temps intermédiaire - qui ne se mesure pas au chronomètre. Il faut utiliser ce temps pour vivre une purification.

Pour ce qui est de soi, il faut utiliser la vie présente pour que la relation avec le défunt soit purifiée. Il faut donc s’appuyer sur ce qui était bon et heureux ; il faut aussi réparer (s’il y a lieu) ce qui a été
source de tort ou de souffrance (pardonner au fond de son coeur, achever ce qui a été promis, mettre de l’ordre dans ce qui était confus...) Il faut vivre le temps présent comme un don de Dieu(...)

PRIONS :

Le Seigneur est ma Lumière et mon Salut,
De quoi aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le Rampart de ma vie,
Devant qui tremblerais-je ?

1 - Si quelque souci pouvait bien m’accabler
Et que l’esprit du mal vienne pour m’affliger,
Seigneur, Tu es avec moi, Tu affermis mes pas.
En Toi est mon salut, alors je ne crains pas.

2 - Habiter chez Toi est vraiment mon désir,
Le trésor que je veux, mon plus grand avenir,
Demeurer chez Toi tous les jours de ma vie,
Aimer Te contempler, Te prier dans la nuit.

3 - Lorsque je T’appelle, ô Seigneur, réponds-moi.
Je cherche Ton visage, ô mon Dieu, que je voie !
Tu es mon Sauveur, tu n’abandonnes pas
Celui qui crie vers Toi et ne se lasse pas.

4 - Montre-moi, Seigneur, le chemin de ta loi.
Ce chemin que j’ai pris, c’est celui de la foi.
Tu es mon rocher, en Toi seul mon espoir.
Comme Tu l’as promis, oui je pourrai te voir.

Psaume 22 (23)

Le Seigneur est mon berger,
Rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
Je ne manque de rien.
Sur des près d’herbe fraîche,
Il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles
Et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin
Pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi :
Ton baton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
Devant mes ennemis ;
Tu répands le parfum sur ma tête,
Ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent
Tous les jours de ma vie ;
J’habiterai la maison du Seigneur
Pour la durée de mes jours.

Psaume 26 (27)

Ma lumière et mon salut,
C’est le Seigneur, alléluia !

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
De qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
Devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur,
La seule que je cherche :
Habiter la maison du Seigneur
Tous les jours de ma vie.
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
Ne me cache pas ta face.
Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon salut !
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
Sur la terre des vivants. "Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur."

Psaume 33 (34)

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
Sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
Que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Qui regarde vers lui, resplendira,
Sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie :
Le Seigneur entend ;
Il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe à l’entour de ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !
Garde ta langue du mal,
Et tes lèvres des paroles perfides.
Evite le mal, fais ce qui est bien,
Poursuis la paix, recherche-la.
Le Seigneur regarde les justes,
Il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
Pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
De toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du c ?ur brisé,
Il sauve l’esprit abattu.

Chants

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.



 


PRIONS POUR LES PROCHES DE NOS DEFUNTS

 

15 février 2011 2011 par Roselyne

Par la prière, nous portons notre soutien et notre réconfort à la famille éprouvée par le départ d’un proche.
Nous nous tournons vers Dieu : (...)

PRIERE POUR LA FAMILLE DU DEFUNT

Seigneur, nous Te remercions pour la famille de Ton serviteur ………(Ta servante)….. défunt(e).

Accorde à chacun, Seigneur, la force et le courage nécessaires de supporter et d’accepter cette séparation.

Bénis, Seigneur, ceux qui lui ont gratifié des paroles de salut, de bonté et de justice, et qui lui ont enseigné par l’exemple de leur vie !

Abonde en douceur, pour ceux qui, au jour de ses détresses, l’ont aidé, apaisé, accompagné et soutenu !

Guéris le cœur endolori de tous les proches de Ton serviteur…. .. (de Ta servante….).

Seigneur, Amour ineffable, prends soin de chacun de ses proches … réconforte-les, accompagne-les, et fortifie-les ! Amen !

+ + + + + +

Psaume 4 (traduction liturgique : copyright AELF)

Refrain : garde mon âme dans la paix, près de Toi Seigneur !

2- Quand je crie, réponds-moi,
Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
Pitié pour moi, écoute ma prière !

3- Fils des hommes,
Jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire,
L’amour du néant et la course au mensonge ?

4- Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,
Le Seigneur entend quand je crie vers lui.

5- Mais vous, tremblez, ne péchez pas ;
Réfléchissez dans le secret, faites silence.

6- Offrez les offrandes justes
Et faites confiance au Seigneur.

7- Beaucoup demandent :
« Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !

8- Tu mets dans mon coeur plus de joie
Que toutes leurs vendanges et leurs moissons.

9- Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,
Car tu me donnes d’habiter, Seigneur,
Seul, dans la confiance.

Amen !



 


RÉUNION DES GROUPES DE PRIÈRE DES MERES

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

Pour toute information concernant les présentations du mouvement ayant lieu en Martinique, vous pouvez consulter le site :

www.prieredesmeres.com à la rubrique "conférences"

écrire à notre adresse électronique

Pour tous renseignements contacter NADINE : 0596 51 17 53



 


GROUPES DE PRIERE DES MERES (P.D.M.)

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

Voici l’Histoire :

La « Prière des Mères » a démarré en Angleterre en novembre 1995 et se trouve maintenant répandue dans plus de 92 pays à travers le monde.
Aujourd’hui des milliers de groupes se réunissent régulièrement avec l’approbation et le soutien de dirigeants chrétiens de toutes confessions.

Une anglaise, Veronica Williams, profondément touchée par les problèmes et les dangers auxquels sont confrontés les jeunes de nos jours, s’est sentie appelée et conduite par le Seigneur pour prier de façon toute particulière pour nos enfants.
C’est ainsi qu’est née la « Prière des Mères ».
(...)

La P.D.M. s’adresse à toutes les mères qui désirent prier ensemble pour leurs enfants, petits-enfants et tous les enfants du monde.
Elle s’adresse aussi et soutient toutes les femmes qui ont un coeur de mère (...)

D’où vient la Prière des Mères ?

Mais voici ce que dit le Seigneur :
"Retiens les sanglots de ta voix et les larmes de tes yeux car ta peine aura sa récompense. Ils reviendront du pays de l’ennemi. Espère pour ton avenir car tes fils rentreront dans leurs frontières."
(Jérémie 31 - versets 16/17)

Les groupes de prière « la Prière des Mères » sont des petits groupes de 2 à 8 femmes, les mères désirant prier pour leurs enfants, ainsi que toutes les femmes ayant un cœur de mère, qui n’ont pas enfanté mais qui portent dans leur coeur, aident et accompagnent des enfants, des jeunes sur le plan spirituel, affectif, éducatif, matériel.

Nos groupes se réunissent au domicile de l’une d’entre nous, une fois par semaine, durant 1h30 et plus selon l’inspiration de l’Esprit-Saint.

Nous prions à l’aide d’un petit livret fourni par la P.D.M., en introduisant des prières spontanées, ponctuées de chants de louange, de méditation de la Parole de Dieu, un temps de compassion pour le monde traversé par tant de lourds fléaux qui portent atteinte à nos enfants et nos jeunes.

Nous confions à Jésus nos enfants, nos problèmes, notre vie, et nous nous laissons diriger par l’Esprit-Saint.

Nous voyons beaucoup de réponses à nos prières : la première est une grâce de Paix : : quand on fait vraiment confiance au Seigneur, qu’on Lui dépose nos fardeaux, Il nous donne Sa Paix parce qu’on sait avec certitude qu’Il agira : «  Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mathieu 11, verset 28).

Il y a bien sûr des réponses concrètes aux prières et de nombreux exemples en témoignent : des enfants ont arrêté la drogue, d’autres ont réintégré leur milieu familial après de longues années d’absence, certains ont recouvert la santé ou bien les relations familiales ou scolaires se sont détendues...



 


PRIERE DES MERES

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

Avant tout, dans la prière et la méditation du chapelet, il faut confier au Seigneur notre désir de former un groupe de Prière des Mères, et (...)

Comment constituer un groupe de P.D.M. ?

( ... ) nous demandons au Seigneur de nous mettre dans le coeur et de nous présenter les personnes qui formeront notre groupe.

Ensuite, tous les détails, pour commencer nos réunions, sont présentés dans la documentation fournie à l’adresse ci-dessous.

Pour recevoir le livret de prières plus une documentation, vous pouvez écrire à :

PRIERE DES MERES
69, boulevard Lannes
75116 Paris

en joignant une enveloppe, timbrée à 0,95 € et libellée à votre adresse.

Un DVD montrant le déroulement d’une réunion "Prière des Mères" est également disponible ainsi qu’un livre intitulé "La joie de s’abandonner à Lui" écrit par Veronica Williams, fondatrice de la Prière des Mères.

Nous remercions toute responsable d’un groupe de "Prière des Mères" de signaler l’existence de son groupe auprès du Bureau afin que nous puissions d’une part communiquer ses coordonnées (si elle nous donne son accord) aux mères désirant rejoindre un groupe dans le même secteur géographique et d’autre part lui envoyer invitations ou informations (newsletter).

Les livrets et la documentation sont gratuits.

mais vous pouvez faire un don qui servira à couvrir les frais de fonctionnement du bureau, les frais de port et d’impression.

adresse du site INTERNET : http://www.prieredesmeres.com


Les prières

Voici quelques extraits du livret de prière, commun à tous les groupes :

1- Seigneur, nous te rendons grâce pour le don de la maternité.
C’est une vocation si grande et si bénie.
Seigneur, nous oublions souvent combien Tu nous fais confiance en déposant Tes enfants si précieux entre nos mains.
Aide-nous à toujours apprécier l’importance d’être mère .
Amen.

--------------------------------

2- Seigneur, donne-moi Tes yeux pour Te voir en mes enfants, Ton cœur pour les aimer, et Ta douceur pour les aider à grandir.
Donne-moi Ta sagesse pour les conseiller et Ta force pour les laisser partir quand il faudra.
Amen.

-------------------------------

3- Seigneur Jésus, nous venons devant Toi en tant que mères, et Te demandons de bénir nos enfants et tous les enfants du monde.

Nous te rendons grâce pour nos enfants, pour le don si précieux qu’ils représentent. Aide-nous, Seigneur, à toujours nous en souvenir, particulièrement lorsqu’ils ont des difficultés.

Seigneur, ils vivent dans un monde si troublé un monde qui ne Te reconnaît pas toujours et se moque parfois d’eux s’ils disent qu’ils croient en Toi.

Seigneur, fortifie-les. Donne-nous de réaliser que Tu es toujours auprès de nous. Tu partages nos joies et nos tristesses. Tu ris avec nous et Tu pleures avec nous. Nous Te prions de nous donner toutes les grâces dont nous avons besoin pour réaliser Tes projets dans nos vies et pour accomplir nos devoirs familiaux.

Tu es le Dieu tout-puissant, Tu peux tout changer. Alors, nous nous tournons vers Toi, Seigneur, avec foi et amour, sûres que Tu répondras à nos prières. Fais que nous n’oublions jamais combien Tu nous aimes, nous et nos enfants, et combien Tu nous appelles à nous tourner vers Toi avec nos difficultés.
Amen.

---------------------------------------------------------------------------

... et voici deux petits chants de louange qui nous aide à nous abandonner et à mettre nos enfants dans le coeur de JESUS :

1- Je reconnais que Tu peux tout et que rien ne T’est impossible (bis)

Seigneur, fais-moi voir Ta Gloire (bis)

Seigneur, fais-moi voir Ta gloire (bis)

Ta Gloire, Seigneur,

Seigneur, fais-moi voir Ta gloire.

---------------------------------


2-
Que Tes vives eaux inondent mon âme,

Que Ton Saint-Esprit vienne et prenne le contrôle

de Toutes situations qui troublent mes pensées,

Mes soucis, mes fardeaux, à Tes pieds, je les dépose :

Jésus, Jésus, Jésus

Père, Père, Père

Saint-Esprit, Saint-Esprit, Saint-Esprit..



 


POURQUOI "LA PRIERE DES MERES" ?

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

La "Prière des Mères" s’adresse et soutient toutes les mamans, grands-mères, toutes les femmes qui ont un coeur de mère et qui désirent prier ensemble pour leurs enfants, petits-enfants, leurs enfants spirituels, et tous les enfants du monde.

Mais voici ce que dit le Seigneur :
« Retiens les sanglots de ta voix et les larmes de tes yeux car ta peine aura sa récompense. Ils reviendront du pays de l’ennemi. Espère pour ton avenir car tes fils rentreront dans leurs frontières. » (Jérémie 31 - versets 16/17)

La Prière des mères a lieu dans les maisons.

PENSEZ à déclarer le groupe en prenant contact avec :

- Nadine : 0596 51 17 53

- adresse mail : prieredesmeresmartinique chez gmail.com

Au niveau national : pour recevoir le livret de prières plus une documentation, vous pouvez écrire à : PRIERE DES MERES 69, boulevard Lannes 75116 Paris

Consultez le site national  :

http://www.prieredesmeres.com/v1/index.php?page=notresite

"Seigneur, donne-moi Tes yeux pour Te voir en mes enfants, Ton cœur pour les aimer, et Ta douceur pour les aider à grandir. Donne-moi Ta sagesse pour les conseiller et Ta force pour les laisser partir quand il faudra. Amen"

Le premier fruit de la Prière des Mères est vraiment une grâce de paix : lorsque l’on fait vraiment confiance au Seigneur, et que nous Lui abandonnons nos fardeaux, Il nous donne Sa paix car nous avons la certitude qu’Il s’occupe de la situation que nous Lui avons confiée, et qu’en Son temps, à Sa manière Il agira ou changera notre regard sur ce qui ne peut être changé, nous ne portons plus alors le poids de nos soucis de la même façon.

« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai »
(Matthieu 11, verset 28)



 


23 AOÛT 2017 : FÊTE DE SAINTE ROSE DE LIMA

 

18 août 2017 2017 par Stéfany

Neuvaine : du 14 au 22 août 2017 : "Jésus est ton libérateur"

PROGRAMME :

Chaque jour jusqu’au 20, la neuvaine se fera à l’église après la messe et/ou dans les foyers.

Les 21, 22 et 23 : TRIDUUM
17h00 : Chapelet / Neuvaine / Enseignement / Adoration
Thèmes abordés :
- 21 : La Foi
- 22 : La Puissance du Sang de Jésus
- 23 : Laisse-toi renouveler par le Christ
18h30 : Messe solennelle

Samedi 19 : JOURNEE D’ADORATION
Garde et animation assurées par les groupes de la paroisse :

  • 08h : Les PCE
  • 09h : La Garde d’honneur
  • 10h : Les groupes de jeunes
  • 11h : Les Hommes adorateurs du Saint Sacrement
  • 12h : Le Renouveau Charismatique
  • 13h : Equipe de baptême - Pastorale de santé - Prière des mères
  • 14h : Les animateurs : Eveil à la foi - Catéchèse - Cheminement
  • 15h : Le Rosaire
  • 16h : Lecteurs - Ministres de l’Eucharistie
  • 17h : Les Chorales - PCE


 


Neuvaine irrésistible au Coeur Sacré de Jésus, du 15 au 23 juin 2017

 

14 juin 2017 2017

Cette neuvaine nous vient de Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières(...)

La fête du Coeur de Jésus (ou fête du Sacré-Coeur) est célébrée chaque année le troisième vendredi après la Pentecôte.

Au cours de cette fête, l’Église contemple le Coeur de son Sauveur et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu.

Cette année 2017, la neuvaine se fera du jeudi 15 juin 2017 au vendredi 23 juin 2017

I- O Jésus, qui avez dit : " En vérité, Je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce (......)

Pater, Ave, Gloria,


Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en Vous.

II- O Jésus, qui avez dit : " En vérité, Je vous le dis, tout ce que vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, il vous l’accordera ! " voici qu’en Votre Nom je demande la grâce (....)

Pater, Ave, Gloria,

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en Vous.

III- O Jésus, qui avez dit : " En vérité, Je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles ne passeront point ! " voici qu’en m’appuyant sur l’infaillibilité de Vos saintes paroles je demande la grâce (...)

Pater, Ave, Gloria,

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en Vous.

Prière : O Coeur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous Vous demandons, par l’intercession du Coeur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Coeur de Jésus, priez pour nous.

SALVE REGINA

Salut, Reine, Mère de miséricorde,
Notre vie, notre douceur, notre espérance, salut !
Vers toi nous crions, enfants d’Ève exilés,
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant
Dans cette vallée de larmes.
Ô toi notre avocate,
Tourne vers nous ton regard miséricordieux
Et Jésus, le fruit béni de tes entrailles,
Montre-le nous après cet exil.
Ô clémente, ô douce Vierge Marie. Amen.

*** QUE LE SACRE-CŒUR NOUS BENISSE !***



 


"Les femmes chrétiennes"

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

Apprendre à prier pour ses enfants, son époux, pour soi-même

Apprendre à prier pour ses enfants

Elever des enfants, faire d’eux des hommes et femmes responsables, est le travail le plus important pour l’ensemble de la race humaine. Comme nous le savons tous, les enfants sont notre futur. Les enfants bien éduqués assurent la continuité heureuse de notre société. Les enfants mal éduqués remettent en cause l’ensemble de notre société.

Pourquoi connaissons-nous le désordre social aujourd’hui ?

La femme chrétienne qui veut fortifier sa famille doit donc prier tous les jours pour ses enfants. La prière de la mère agit comme la force qui pousse les enfants à vivre d’une manière convenable dans la société. Elle agit aussi comme la force préventive qui les protège du mal dans la société.

La prière de la maman pour ses jeunes enfants doit se concentrer sur la demande de la sagesse divine pour être en mesure de comprendre les désirs profonds des enfants. Les jeunes enfants qui ne savent pas encore bien s’exprimer connaissent beaucoup de frustrations quand personne ne parvient à comprendre leurs vrais besoins. La femme qui prie pour ses jeunes enfants recevra la sagesse divine pour découvrir les vrais besoins de ses enfants et le moyen d’y répondre.

L’enfance est la période où la personne humaine acquiert les bonnes ou les mauvaises habitudes qui vont influencer le reste de sa vie. La femme chrétienne doit prier afin que le Seigneur l’aide à vivre une vie qui puisse influencer positivement ses jeunes enfants. Elle priera aussi afin que le Seigneur lui donne la sagesse de savoir comment décourager les mauvaises habitudes des jeunes enfants sans détruire leur personnalité naissante.

Les enfants qui ont atteint l’adolescence sont un vrai problème pour la plupart de parents. L’adolescence est souvent caractérisée comme l’âge de la rébellion. Il est souvent difficile pour les parents de comprendre les agissements de leurs enfants. L’attitude rebelle des enfants pousse les parents à durcir leur comportement et à détruire la relation de confiance qui existait entre eux et leurs enfants.

Les techniques psychologiques aideront certainement les parents à mieux comprendre leurs enfants adolescents. Mais aucune technique ne peut surpasser la puissance de la prière fidèle de la mère pour ses enfants bien-aimés.

La prière de la maman ne se limite pas aux jeunes enfants ou aux adolescents. Elle continue aussi pour les enfants qui ont atteint l’âge de la maturité, les enfants qui ont quitté le toit parental. La prière de la mère doit accompagner ses enfants mariés afin que le Seigneur les aide dans leurs foyers respectifs. La prière de la mère dans ce cas devient celle de la grand-mère qui prie pour le bien-être de ses petits-enfants.

La femme qui prie devient ainsi la colonne spirituelle sur laquelle repose l’équilibre de la famille. Comprenons-nous alors pourquoi nos familles vivent en difficulté ? La raison est simple. Nous femmes ne prions pas assez. Comment alors nos maris, nos enfants et grand-enfants trouveront-ils la force spirituelle pour faire face aux difficultés de la vie s’ils ne sont pas entourés de nos prières ?

Oui, nous ne sommes pas la clé de la réussite de notre famille, mais notre prière fervente et ardente est un élément important dans la réussite des nôtres. Dans l’histoire de l’Eglise, la plupart des personnes que le Seigneur a utilisées puissamment ont eu une maman qui priait pour eux constamment.

Comment alors prier pratiquement pour son mari et ses enfants ?

La tentation dans le domaine de la prière est de prier en général pour notre mari ou pour nos enfants, demandant à Dieu de les garder, de les bénir etc. Prier pour son mari et ses enfants ne peut jamais être une simple phrase. Pour vraiment prier pour son mari et ses enfants il faut avant tout apprendre à les écouter et à découvrir ce qui les rend heureux ou au contraire les préoccupent.

Quand notre mari revient du travail, nous avons la responsabilité de l’accueillir et de faire attention à son humeur. Est-il content ? Est-il fâché ? Est-il froid ? S’il est joyeux, nous pouvons directement comprendre qu’il a connu quelque chose d’intéressant et est prêt à le partager avec nous. Nous n’hésiterons donc pas à lui demander comment a été sa journée. Il ne manquera pas de nous dire toutes les bonnes choses qui se sont passées dans sa vie. Ces bonnes choses feront donc le sujet de nos remerciements et louanges dans notre prière pour lui.

Si au contraire, il revient fatigué, stressé, colérique, nous devons alors demander la sagesse divine pour l’approcher sans nous faire blâmer nous-mêmes. Nous devons lui laisser le temps de se reposer, de se défouler, avant de lui demander la raison de sa colère. Les sujets de frustration de notre mari feront alors notre sujet de prière pour lui, demandant à Dieu de lui donner la patience et la sagesse nécessaire pour répondre convenablement à la difficulté devant lui.

La situation est la même pour nos enfants. Nous devons toujours chercher à savoir ce qui les réjouit ou ce qui les peine. La connaissance des circonstances particulières de nos enfants rendra notre vie de prière concrète. Toutefois, il faut éviter de forcer notre mari ou nos enfants à nous dire ce qu’ils ne veulent pas nous dire. Nous avons besoin de la patience pour gagner notre famille à nous-mêmes et au Seigneur.

La femme chrétienne qui a appris à prier pour elle-même, pour son mari et pour ses enfants sera une femme puissante qui aidera sa famille à se fortifier dans le Seigneur.

Que le Seigneur nous aide à devenir des femmes de prière, des femmes qui fortifient leur mariage et leur famille dans le Seigneur !
Que le Seigneur nous bénisse ! Amen.



 


10 conseils pratiques pour l’adoration du Saint Sacrement

 

14 décembre 2016 2016 par Roselyne

Comme une biche languit après l’eau vive,
ainsi mon ame languit vers toi mon DIEU (PSAUME 41, 2-3).

Puisque Jésus nous aime infiniment, Sa joie est sans limites quand nous venons passer une heure avec Lui au Sacrement de Son Amour. Jésus prononça ces émouvantes Paroles à (...)

"N’éteignez pas l’Esprit, ne dépréciez pas les dons de prophétie ; mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le ; gardez-vous de toute espèce de mal." 1 Thess 5, 19-22

Jean 4, 23-24 : « Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité. »

JÉSUS LE DÉSIRE ! ! ! :

Puisque Jésus nous aime infiniment, Sa joie est sans limites quand nous venons passer une heure avec Lui au Sacrement de Son Amour. Jésus prononça ces émouvantes Paroles à sainte Marguerite-Marie Alacoque : «  J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement, que cette soif me consume.  » Puisque le don de Jésus dans l’Eucharistie est total, la réponse et la reconnaissance de l’Église à ce don doit être totale, donc perpétuelle.

En nous unissant à Jésus au Saint-Sacrement, Jésus nous unit les uns aux autres par les liens de Son Amour Divin.


1.- Tu es entré dans cette église ou cet oratoire, tu rencontres Jésus dans la Présence Eucharistique :

Entre maintenant dans ton cœur, dans la partie la plus intime de ton être.

2.- C’est le silence autour de toi… :

Fais silence en toi. Fais taire toutes les voix qui sont en toi, ne cours plus après les pensées inutiles. Tes "problèmes, tes préoccupations, tes angoisses, ne les garde pas pour toi, mais offre-les à Jésus. Pendant ce temps d’adoration, occupe-toi de Lui et Lui prendra soin de toi, bien mieux que ce que tu pourrais faire toi-même. Demande une grâce d’abandon et de confiance.

3. - Pose ton regard sur Jésus Eucharistie :

Commence à faire parler ton cœur, c’est à dire commence à aimer Celui qui nous a aimés le premier.

4. - Évite de prononcer des prières seulement avec les lèvres sans t’arrêter sur les paroles que tu dis :

Évite de lire les pages de l’Écriture les unes après les autres durant le temps de ta prière.

Entre dans la prière du cœur. Choisis un verset de psaume, une phrase évangélique, une petite prière simple, et répète-là avec le cœur, doucement et continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ton crie, ta supplication.
Tu peux choisir la prière qui s’adapte le mieux à ta situation actuelle. Par exemple  :

« Cœur de Jésus, j’ai confiance en Toi »,

« Jésus, Fils du Dieu Vivant, prends pitié de moi pécheur »,

« Mon Père, je m’abandonne à Toi »,

« Jésus, je t’aime »,

« Tu es mon Berger »,

« Tu es avec moi »,

« Jésus doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien »

ou tout simplement  :

« Jésus, Jésus… »

5.Ne passe pas tout ce temps à te lamenter ou à demander seulement.

Entre dans l’action de grâces, dans la reconnaissance. Au lieu de considérer ce qui te manque, rends grâces pour et ce que tu es, pour ce que tu as. Rends grâces pour ce qui te sera donné demain.

6.Tu peux être pris par ta fatigue ou la distraction :

Courage, à peine t’en rends-tu compte recommence la prière du cœur, doucement. Demande l’aide du Saint-Esprit pour qu’il te secoure dans ta faiblesse et qu’Il devienne toujours plus ton maître intérieur.

7.Jésus est au centre de l’Église :

Il veut être au centre de ton existence. En le regardant, apprends, peu à peu, à passer du « je » au « Tu », de la volonté de réaliser tes projets au désir et à l’accueil de Sa volonté sur toi.

8.Il est exposé solennellement :

Accueille la lumière qui émane de Sa présence. Comme le soleil réchauffe et fait fondre la neige, de même si tu t’exposes à Lui, II pourra continuer à illuminer les ténèbres qui enveloppent ton cœur, jusqu’à les dissiper complètement.

9.Il se cache sous les apparences simples et pauvres du pain :

Il vient à toi, pauvre, pour que tu puisses apprendre à accueillir dans la vérité tes pauvretés et celles de tes frères.

10.Tu es dans le silence, reste dans le silence :

Marie, Étoile du Matin et Porte du Ciel est auprès de toi sur ton chemin ; elle t’indique la route et t’introduit dans la chambre du Roi. C’est elle qui te fera comprendre dans le silence, qu’en regardant Jésus, tu découvriras la Présence de la Trinité en Toi. Et tu pourras expérimenter dans ta vie la parole du Psaume 34 : «  Qui regarde vers Lui, resplendira sans ombre ni trouble au visage  ».



 


LA LOUANGE

 

7 octobre 2011 2011 par Roselyne

La louange c’est reconnaitre que Dieu est Dieu, c’est adorer Dieu en vérité. Afin de découvrir plus profondément (...)

qu’est-ce que la louange ?

Qu’est ce que la Louange ?

Bien souvent la louange n’est pas bien comprise, et certains croient ne pas l’aimer, pourtant elle est au cœur de la vie chrétienne :

« La louange est la forme de prière qui reconnaît le plus immédiatement que Dieu est Dieu  ! Elle le chante pour Lui-même, elle lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’IL EST. Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire.

Par elle, l’Esprit se joint à notre esprit pour témoigner que nous sommes enfants de Dieu (cf. Rm 8,16), il rend témoignage au Fils unique en qui nous sommes adoptés et par qui nous glorifions le Père. La louange intègre les autres formes de prière et les porte vers Celui qui en est la source et le terme : « le seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes faits » (1Co 8,6). »
Catéchisme de L’Eglise catholique n°2639

La louange c’est reconnaitre que Dieu est Dieu, c’est adorer Dieu en vérité. Afin de découvrir plus profondément ce qu’est la louange, découvrons ses trois principales formes, qui se nourrissent les unes aux autres et se complètent : la louange comme exaltation vécue collectivement, la louange comme sacrifice où le Christ se fait louange, et enfin la louange comme Gloire, vocation de tout chrétien.

I. La louange comme exaltation
La louange est très ancienne, et l’on peut voir très tôt dans l’histoire d’Israël ce mouvement d’élévation de l’esprit vers Dieu. Elle existe, d’après la Bible, avant même la création de l’homme : « Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre ?… Quand les astres du matin chantaient en chœur, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris d’allégresse ? » (Livre de Job 38, 4 – 7).

L’histoire d’Israël montre la place centrale de la louange, l’adoration de Dieu, à travers les chants et les hymnes dans des exaltations de joies. Il suffit de constater la place des Psaumes dans la Bible ou encore les danses du roi David autour de l’arche :

« David dit alors aux officiers des lévites de placer leurs frères les chantres, avec tous les instruments d’accompagnement, cithares, lyres et cymbales ; on les entendait retentir d’une musique qui remplissait de liesse. » (1 Ch 15, 16) et « David, revêtu d’un manteau de byssus, dansait en tournoyant ainsi que tous les lévites porteurs de l’arche, les chantres et Kenanya l’officier chargé du transport. » (1 Ch 15, 27).

La louange est une prière à Dieu par la musique et la danse, dans une prière d’adoration au père. La louange est donc une forme de prière très ancienne qui conduit à louer Dieu par la joie, cette joie n’étant pas une excitation mais une joie profonde du cœur de l’homme envers son Dieu d’Amour.

II. La louange comme sacrifice.
L’autre forme de louange, est celle du Sacrifice. L’histoire du peuple hébraïque nous permet de découvrir de manière plus profonde en quoi consiste le sacrifice de louange : Quand le peuple d’Israël est prisonnier d’Egypte, Dieu se souvient de son alliance et intervient pour sauver son peuple (Exode 2, 24-25). Louange Sacrifice. Dieu se manifeste et libère Son peuple de l’esclavage d’Egypte par Moïse. Il conduit alors le peuple de Dieu dans le mont Sinaï. Dieu convoque le peuple autour de Moïse et donne une nouvelle alliance, une nouvelle loi. Il choisit alors Israël comme son peuple. Le peuple d’Israël répond à cette nouvelle alliance en affirmant « Tout ce qu’Adonaï a dit, nous le ferons et nous y obéirons » (Exode 24, 7). Moïse signe cette nouvelle alliance par un « sacrifice de communion » : Le sang d’un animal est versé sur le peuple.

Ce sacrifice de louange, cette adoration de Dieu par le sacrifice, est entièrement renouvelé dans le sacrifice du Christ sur la croix. Le Christ devient l’agneau sacrifié pour nos péchés. La célébration de la Cène est le signe de ce sacrifice du Christ, signe de cette nouvelle alliance, où le Christ devient ce sacrifice de louange au Père.

« L’Eucharistie, sacrement de notre salut accompli par le Christ sur la croix, est aussi un sacrifice de louange en action de grâce pour l’œuvre de la création. Dans le sacrifice eucharistique, toute la création aimée par Dieu est présentée au Père à travers la mort et la résurrection du Christ. Par le Christ, l’Église peut offrir le sacrifice de louange en action de grâce pour tout ce que Dieu a fait de bon, de beau et de juste dans la création et dans l’humanité. »

Catéchisme de L’Eglise catholique n°1359 : La lettre aux Hébreux (He 13,15) nous parle de « sacrifice de louange  » pour parler de ce sacrifice du Christ.
La plus parfaite louange auquelle nous participons est la louange de la Messe.

III. La louange : une gloire.
« C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance, selon son plan préétabli de Celui qui mène toutes les choses au gré de sa volonté, pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui ont par avance espéré dans le Christ ».

Saint Paul dans l’Épître aux Éphésiens, 1 – 11

La louange est la finalité même de la vie chrétienne. La Bienheureuse Elisabeth de la Trinité a vécu avec profondeur ce mystère et cette vocation de louange de gloire, une vocation qui commence sur la Terre mais ne finit jamais. La louange de gloire est notre vocation éternelle, celle à laquelle nous sommes tous appelés. Non seulement à participer à la louange, mais à devenir une louange :

Une louange de gloire, c’est une âme qui demeure en Dieu, qui l’aime d’un amour pur et désintéressé, sans se rechercher dans la douceur de cet amour  ; qui l’aime par-dessus tous ses dons et quand même elle n’aurait rien reçu de Lui, et qui désire du bien à l’Objet ainsi aimé.

Or comment désirer et vouloir effectivement du bien à Dieu si ce n’est en accomplissant sa volonté, puisque cette volonté ordonne toutes choses pour sa plus grande gloire  ?

Donc cette âme doit s’y livrer pleinement, éperdument, jusqu’à ne plus vouloir autre chose que ce que Dieu veut.

Une louange de gloire, c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit Saint afin qu’Il en fasse sortir des harmonies divines ; elle sait que la souffrance est une corde qui produit des sons plus beaux encore, aussi elle aime la voir à son instrument afin de remuer plus délicieusement le Cœur de son Dieu.
Une louange de gloire, c’est une âme qui fixe Dieu dans la foi et la simplicité ; c’est un réflecteur de tout ce qu’Il est  ; c’est comme un abîme sans fond dans lequel Il peut s’écouler, s’épancher ; c’est aussi comme un cristal au travers duquel Il peut rayonner et contempler toutes ses perfections et sa propre splendeur. Une âme qui permet ainsi à l’être divin de rassasier en elle son besoin de communiquer » tout ce qu’Il est et tout ce qu’Il a », est en réalité la louange de gloire de tous ses dons.
Enfin une louange de gloire est un être toujours dans l’action de grâces. Chacun de ses actes, de ses mouvements, chacune de ses pensées, de ses aspirations, en même temps qu’ils l’enracinent plus profondément en l’amour, sont comme un écho du Sanctus éternel. »

Élisabeth de la Trinité dans le Ciel dans la Foi

Source Festival Anuncio.



 


"RECITE TON CHAPELET..."

 

7 octobre 2011 2011 par Roselyne

(par Charles Péguy)

Récite ton chapelet ,...

partout, tu peux le méditer !

"Récite ton chapelet, dit DIEU,

et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :

que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.

Cette prière-là, je te le dis

est un rayon de l’Evangile :

on ne me le changera pas.

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,

c’est qu’il est simple et qu’il est humble.

Comme fut Mon Fils.

Comme fut Ma Mère.

Récite ton chapelet :

tu trouveras à tes côtés

toute la compagnie rassemblée en l’Evangile :

la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études

et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,

la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,

et tous les éclopés que leur foi a sauvés,

et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,

qui découvrent Mon Fils et Sa Mère...

Récite ton chapelet, dit Dieu,

il faut que ta prière tourne, tourne et retourne,

comme font entre tes doigts les grains du chapelet.

Alors, quand je voudrai, je te l’assure,

tu recevras la bonne nourriture,

qui affermit le coeur et rassure l’âme.

Allons, dit Dieu, récite ton chapelet

et garde l’esprit en paix."

Charles Péguy



 


LE ROSAIRE :

 

5 octobre 2011 2011 par Roselyne

QUI MIEUX QUE MARIE... (Jean-Paul II)

« Qui, mieux que Marie a vécu une vie simple en la sanctifiant ?

Qui, mieux que Marie, a accompagné Jésus dans toute sa vie, joyeuse, souffrante et glorieuse, est entrée dans l’intimité de ses sentiments filiaux pour le Père, fraternels pour les autres ?

Qui, mieux que Marie, associée maintenant à la gloire de son Fils, peut intervenir en notre faveur ?

Elle doit maintenant accompagner votre vie.

Nous allons lui confier cette vie.

L’Eglise nous propose pour cela une prière, toute simple, le Rosaire, le chapelet, qui peut calmement s’échelonner au rythme de nos journées.

Le Rosaire, lentement récité et médité, en famille, en communauté, personnellement, vous fera entrer peu à peu dans les sentiments du Christ et de sa Mère, en évoquant tous les événements qui sont la clef de notre salut.

Au gré des Ave Maria, vous contemplerez le mystère de l’Incarnation du Christ, la Rédemption du Christ, et aussi le but vers lequel nous tendons, dans la lumière et le repos de Dieu.

Avec Marie, vous ouvrirez votre âme à l’Esprit Saint, pour qu’Il inspire toutes les grandes tâches qui vous attendent.

Que Marie soit votre guide et votre soutien. »

Jean-Paul II (le 6 mai 1980)

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« Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l’histoire du salut ; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ.

Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire...

Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu’à travers nous elle puisse "irriguer" la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l’ouvrant à la nouveauté de Dieu.

Le rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d’une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation.

Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très Saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria. »

Benoît XVI, le 3 mai 2008.



 


Ma vie n’est qu’un instant (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus)

 

3 octobre 2011 2011 par Roselyne

MA VIE N’EST QU’UN INSTANT...
Mon chant d’aujourd’hui.

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère

Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit

Tu le sais, O mon Dieu !

Pour T’aimer sur la terre,

Je n’ai rien qu’aujourd’hui !...

Oh ! Je T’aime, Jésus !

Vers Toi mon âme aspire

Pour un jour seulement, reste mon doux appui

Viens régner dans mon cœur, donne-moi Ton sourire

Rien que pour aujourd’hui !

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Le 1er juin 1894



 


LE ROSAIRE : Ma prière préférée (Jean-Paul II)

 

23 mars 2017 2017 par Roselyne

Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur.
Dans cette prière, nous répétons de multiples fois les paroles de (...)

Le Rosaire, ma prière préférée...

« Je voudrais attirer votre attention sur le Rosaire.

Le Rosaire est ma prière préférée.
C’est une prière merveilleuse.
Merveilleuse de simplicité et de profondeur.
Dans cette prière, nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Élisabeth à la Vierge Marie.
Toute l’Église s’associe à ces paroles.
On peut dire que le Rosaire est, d’une certaine manière, une prière-commentaire du dernier chapitre de la Constitution Lumen gentium du IIe Concile du Vatican, chapitre qui traite de l’admirable présence de la Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église.

En effet, sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ.

Réunis en Mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le Cœur de sa Mère, pourrions-nous dire.

En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité : c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur.

C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine.

Au cours de ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes représentant divers milieux, nations, Églises et communautés chrétiennes.

Je veux assurer que je n’ai pas manqué de traduire ces rapports dans le langage de la prière du Rosaire, pour que tous puissent se retrouver au cœur de la prière qui donne à toutes choses leur pleine dimension.

J’ai reçu aussi ,­ et le Saint-Siège pareillement, ­ de nombreuses manifestations de bienveillance provenant d’hommes du monde entier.

Je veux traduire ma gratitude dans les dizaines du Rosaire pour pouvoir l’exprimer non seulement d’une manière humaine, mais aussi dans la prière, dans cette prière si simple et si riche.

De tout cœur, je vous exhorte tous à la réciter. »

Jean Paul II, homélie du 29 octobre 1978, extraits.



 


NEUVAINE A SAINT MICHEL ARCHANGE ET AUX NEUF CHOEUR DES ANGES

 

22 septembre 2011 2011 par Roselyne

Par la prière de cette neuvaine, Préparons nos coeurs à la Fête de SAINT MICHEL du 29 septembre :


Témoignage de M. Boudon d’Evreux, le plus ardent apôtre des saints Anges au XVIIe siècle  : "Cette pratique de dévotion obtient des grâces extraordinaires. Par elle, il a vu arriver "des choses merveilleuses... et la puissance des démons ruinée en des choses d’importance".

La Neuvaine à saint Michel et aux neuf chœurs des Anges peut-être faite du 21 au 29 septembre (fête des Archanges).

Alors que nous sommes en pleine neuvaine au St Padre Pio, nous vous proposons, simplement, d’ajouter les prières ci-après si vous vivez des combats particuliers.

*** Chaque jour : Réciter le Confiteor ou "je confesse à Dieu" (prière que nous faisons au début de chaque messe).

* Puis dire cette prière et la prière du jour :

Saint Michel Archange, rempli de la sagesse de Dieu, fort dans le combat, viens à mon aide, soutiens-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtiens-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, sois mon défenseur et protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l’intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je te supplie, Seigneur Père, Fils et Saint-Esprit, de m’accorder la grâce... (formuler votre demande).

* PREMIER JOUR (en l’honneur des Séraphins)

Prince très glorieux de la Milice céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l’air. venez au secours des hommes que Dieu a faits à l’image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Ainsi soit-il.

Extrait de l’exorcisme de Léon XIII

* DEUXIÈME JOUR (en l’honneur des Chérubins)

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l’accomplissement de toutes mes oeuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l’enfer. Ainsi soit-il.

D’après un manuscrit du XVe siècle.

* TROISIÈME JOUR (en l’honneur des Trônes)

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l’Église, terrassez l’hérésie, exterminez les schismes et confondez l’incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre foi. Que l’Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s’agrège des royaumes entiers afin qu’elle puisse peupler le Ciel d’âmes élues, pour la plus grande gloire du divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité. Ainsi soit-il.

Prière de Léon XIII

* QUATRIÈME JOUR (en l’honneur des Dominations)

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l’ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les oeuvres de Dieu. Ainsi soit-il.

Hymne du XIIe siècle.

* CINQUIÈME JOUR (en l’honneur des Puissances)

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d’introduire dans la céleste félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l’abîme, pour qu’il ne séduise plus les nations. Ainsi soit-il.

Extrait de l’exorcisme de Léon XIII.

* SIXIÈME JOUR (en l’honneur des Vertus)

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : "Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant !" La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu.
Ainsi soit-il.

Traduit d’un Répons de Coutances.

* SEPTIÈME JOUR (en l’honneur des Principautés)

Ô ! Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d’organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j’abandonne le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu’engendrent en moi mes misères et mes malheurs.
Ainsi soit-il.

Prière de saint Sophrone.

* HUITIÈME JOUR (en l’honneur des Archanges)

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, — si semblable à celle de Dieu, qu’après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, — à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots ; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l’homme (1). Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse.
Ainsi soit-il.

(1) Vén. Philomène de Sainte-Colombe.

* NEUVIÈME JOUR (en l’honneur des Anges)

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l’Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge ; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu’ils m’épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l’Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux.
Ainsi soit-il.

D’après une antique formule de prière.

Nihil Obstat :Constantiis, die 18 a feb. 1949 -L. LERIDEZ c. d’Imprimatur + JEAN Évêque de Coutances et Avranches.

Que Dieu par ses anges nous bénisse !

Thierry Fourchaud

La Bonne Nouvelle - Cité de l’Immaculée
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INVOQUONS MARIE NOTRE MERE

 

26 août 2011 2011 par Roselyne

Regarde l’Etoile, invoque Marie !

PRIONS

Vous tous, qui que vous soyez, qui vous sentez aujourd’hui secoués

au sein de l’orage et de la tempête, loin de la terre ferme,

ne perdez jamais des yeux la lumière de cette Etoile,

si vous ne voulez pas faire naufrage.

Si, pour vous, le vent de la tentation vient de se lever,

si le rocher de l’épreuve se dresse face à vous,

regardez l’Etoile, invoquez Marie !

Si vous êtes ballottés par les vagues de l’orgueil, de l’ambition,

de la médisance ou de la jalousie,

regardez l’Etoile, invoquez Marie !

Votre âme est-elle secouée comme une barque fragile

par la colère, l’avarice ou les séductions de la chair ?

Regardez Marie !

Etes-vous sur le point de sombrer dans le gouffre
de la tristesse et du désespoir ?

Dans le danger, pensez à Marie !

Que son nom ne quitte jamais vos lèvres
ni son souvenir votre cœur.

Pour obtenir l’appui de sa prière
ne perdez jamais l’exemple de sa vie.

En la suivant, vous ne vous égarez pas ;

en priant, vous ne risquez pas de désespérer ;

en pensant à elle, vous ne faites pas fausse route.

Si Marie vous tient, vous ne tombez pas ;

si elle vous protège, vous ne craignez rien.

Sa protection vous mènera au but.

Vous verrez alors combien justement il a été dit :
Le nom de la Vierge était Marie (Luc 1, 27). »

Saint Bernard



 


LES FRUITS DE L’ESPRIT-SAINT

 

31 mai 2011 2011 par Roselyne

L’esprit-Saint qui nous est donné,
Fait de nous tous des fils de Dieu,
Appelés à la liberté,
Glorifions-Le par notre vie !

Le fruit de DOUCEUR

Par la douceur, Esprit-Saint, Tu manifestes en nous
Ta puissance divine,
puissance qui ne veut remporter de victoire
que celle de l’amour.

Tu nous aides à dompter toutes les violences
où voudraient s’affirmer
notre folie d’orgueil, notre agressivité
et notre intolérance.

Quand nous sommes tentés de montrer notre force
par de dures ripostes,
Tu nous fais préférer la voie évangélique
de douceur bienveillante.

Tu nous fais admirer l’humble cœur du Sauveur,
héroïquement doux,
et Tu imprimes en nous cette même douceur,
inlassable, obstinée.

Tu formes en nous un cœur respectueux d’autrui,
plein de délicatesse,
un cœur qui s’ouvre à tous et ouvre d’autres cœurs
par d’aimables contacts. AMEN.

Père Jean Galot



 


UNE MEDITATION POUR AUJOURD’HUI

 

27 mai 2011 2011 par Roselyne

Une méditation pour aujourd’hui vendredi 27 mai 2011

Il nous le commande

JESUS NOUS LE COMMANDE : "Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés..."

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 15,12-17

Jésus disait à Ses disciples : « Voici quel est mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes Mes amis, si vous faites ce que Je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais Je vous ai appelés amis, parce que Je vous ai fait connaître tout ce que J’ai appris de Mon Père. Ce n’est pas vous qui M’avez choisi ; mais c’est Moi qui vous ai choisis et vous ai établis, pour que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous le donne. Ce que Je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

Prière d’introduction
Je crois en Toi, Seigneur. Je crois en Ton grand Amour pour moi. Tu es mon Créateur et mon Rédempteur. Je fais confiance en Ton Amitié. Je T’aime Seigneur, parce que Tu m’as aimé le premier. Je veux répondre à Ton Amour en le faisant connaître à d’autres. Amen.

Demande

Jésus, enflamme mon cœur de l’amour de Ton cœur ! Amen.

Points de réflexion

1.Un commandement. " L’amour peut-il se commander ?!" Le Pape Benoît XVI pose cette objection dans son encyclique "Deus Caritas Est." Dieu ne nous prescrit pas un sentiment que nous ne pouvons pas susciter en nous-mêmes. Il nous aime, il nous fait voir Son Amour et nous pouvons l’éprouver, et à partir de cet « amour premier de Dieu », en réponse, l’amour peut aussi jaillir en nous. " (numéro 17). Nul ne peut nous commander de "ressentir "de l’amour ou de "tomber amoureux", en revanche nous pouvons "choisir d’aimer" nos ennemis. D’une manière primordiale, quand nous éprouvons l’Amour de Dieu pour nous, la joie d’être aimé nous pousse à vouloir répondre de même. Et Dieu a nous a aimés d’abord : "Ce n’est pas vous qui m’avez choisi..." Chaque fois que nous recevons les sacrements, nous expérimentons Son amour en tant que réalité permanente, comme chaque fois que nous réfléchissons au fait qu’il nous maintienne en vie. Cette expérience personnelle nous permet à la fois de comprendre l’amour et de vouloir le partager.

2.Mes amis. Comme l’amour, l’amitié est facilement mal représentée dans le monde d’aujourd’hui. L’amitié dont parle Jésus va au delà de la simple convenance, la tolérance mutuelle ou l’intérêt mutuel. De vrais amis partagent des secrets et une connaissance intime l’un de l’autre. L’amour mène "à une communauté de volonté et de pensée". Je veux savoir ce que mon ami pense et désire de sorte que je puisse partager ses pensées et satisfaire ses désirs. " L’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus : la volonté de Dieu n’est plus pour moi une volonté étrangère, que les commandements m’imposent de l’extérieur, mais elle est ma propre volonté, sur la base de l’expérience que, de fait, Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même". L’amitié avec le Christ signifie que je veux ce qu’il veut par amour - non pas en raison d’un ordre, mais parce que je partage ses pensées et désirs. Par conséquent je peux librement me motiver à vouloir et à faire Sa volonté. Je peux dire avec Saint Paul que c’est le "Christ qui vit en moi" (Gal 2,20). Que puis-je faire de plus pour connaître cet ami plus intimement ?

3.Choisis pour porter du fruit. Les commandements de Jésus sont peu nombreux, mais ils concernent tous l’Amour : "Faites ceci en mémoire de moi" ; "aimez-vous les uns les autres" ; "aimez vos ennemis" ; " de toutes les nations faites des disciples ", etc... La nature essentielle et pressante de ce commandement d’Amour est liée à la mission même du Christ.
Il nous a choisis et il nous a envoyés pour aimer les autres. Si cet Amour est authentique, issue de la vigne de Son Amour et fortifié par le sacrifice, il portera des fruits. Le fruit qui dure, celui pour lequel le Christ est mort, c’est une vie éternelle d’Amitié avec Dieu. Ce que je peux apporter le plus aux autres, ce ne sont pas des biens matériels ou une consolation, ou même mon amitié, mais une expérience de l’Amour de Dieu pour eux, à savoir, la connaissance du Christ.
"Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l’autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires : je peux lui donner le regard d’Amour dont il a besoin. "

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, accorde-moi un désir constant et croissant de vivre Ton Commandement d’Amour. Éveille en moi la conscience de Ton Amour toujours présent dans ma vie. Que ceci m’inspire à aimer sans mesure, sans distinction de personnes, sans crainte de perdre tout, tout ce qui vaut moins que l’amour. Que mon désir de devenir Ton ami me pousse à prier et à entrer de plus en plus dans Ton Cœur et Ton Esprit. Aide-moi à apporter Ton Amour à tous ceux que je rencontre. Amen.

Résolution

Aujourd’hui je choisirai de me mettre au service de quelqu’un, non pas parce que je ressens le désir de le faire, mais par Amour pour le Christ.



 


MEDITATION 5ème semaine DE CAREME

 

11 avril 2011 2011 par Roselyne

Bon carême dans le silence, l’humilité, la prière, l’action de grâce et la conversion du cœur. Amen.

Cette semaine, nous voyons Marthe et Marie reprocher à Jésus de ne pas avoir été là pour empêcher la mort de leur frère Lazare. Et pourtant, il avait été averti depuis plusieurs jours de la mort de son ami. Arrivé devant le tombeau, Jésus est bouleversé d’une émotion profonde. Comme nous, il ressent douloureusement la mort d’un ami ou d’un parent. Mais à travers Lazare, c’est aussi la détresse de toute l’humanité qu’il voit, celle du Japon, du Moyen-Orient mais aussi celle de tous ces hommes, femmes et enfants qui se trouvent enfoncés dans la misère et qui n’ont plus le minimum pour survivre. En ce jour, nous nous tournons vers lui et nous lui demandons qu’il nous donne un cœur semblable au sien, sensible à la peine des autres. PRIONS : (...)

Jésus ressuscite Lazare

Dieu, Père de tendresse

Dieu, Père de tendresse, plein de compassion pour tous ceux qui T’invoquent, nous nous tournons aujourd’hui vers Toi en qui nous plaçons notre espérance.

Tu ne cesses de prodiguer Tes miséricordes aux pauvres et aux souffrants qui ont recours à Toi.

Jésus, Tu as dit à Ton Eglise : si deux ou trois
unissent leur voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera
accordé par mon Père qui est aux cieux... Nous avons confiance en Toi.

Fais disparaître les causes connues ou cachées de nos divisions et de
nos amertumes, rends-nous passionnés de l’unité de Ton Corps, que nous recevions l’onction du pardon et que soit ainsi agréée notre prière.

Par l’intercession de Marie, Ta Mère et notre Mère, sois favorable à notre demande.

Vois tous ceux qui sont malades. Toi seul peux les soulager
vraiment
.
Mets en oeuvre la puissance de Ton Esprit Saint, viens les
visiter au coeur de leur souffrance, à la racine même de leur maladie ou de leur infirmité.

Nous croyons que Tu es la Résurrection et la Vie.

Auprès de ceux qui souffrent, des familles dans le deuil, fais de nous des hommes et des femmes de foi et de compassion.

Sois leur force dans leur désarroi, redonne-leur la paix, Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.



 


PRIERE A NOTRE TENDRE MERE

 

1er mars 2011 2011 par Roselyne

Tendre Mère de notre Sauveur,

Nous confions à Ton Amour :

les enfants, les jeunes, les familles de chez nous :

Intercède pour les parents et leurs enfants,

afin que leur amour soit toujours plus fort et fidèle,

Que nos paroles et nos actes rendent gloire et louange

au Père au Fils, au Saint-Esprit. AMEN !



 


LOUONS LE SEIGNEUR !

 

22 février 2011 2011 par Roselyne

DIEU SAIT : QUAND RIEN NE VA PLUS... Fais Confiance au Seigneur !

QUAND RIEN NE VA PLUS :
et sans trop savoir pourquoi ...

Mon Dieu je Te loue pour tout ce qui m’arrive, Tu as Ton plan d’Amour sur moi, Tu es présent au cœur de ma vie.

Donne moi la grâce de me réconcilier avec la situation présente, de me convertir face à celle-ci, d’accepter toutes les difficultés du moment.

Je Te loue pour toutes les conséquences de mes actes, Tu as quelque chose à voir dans tout ce qui se passe. Je Te loue pour Ta toute puissance, Tu es à l’œuvre en toutes choses.

Merci Seigneur ! Je Te loue pour Ton plan d’Amour sur moi, Tu m’aimes bien plus que je ne l’imagine, Tu vas transformer ces évènements pour mon bien et pour Ta gloire ! je Te loue, même s’il m’est difficile de croire que Tu agis dans la situation présente.

Je Te loue pour toutes mes souffrances, Tu es présent au cœur de ma détresse, de mon abandon.
Tu es à l’œuvre à travers mon péché, ma révolte, ma souffrance, ma colère, mon amertume, mes échecs, mes peurs, mes craintes, mes doutes, mon aveuglement, ma maladie, etc.…

Merci pour cette situation concrète, je veux l’accepter.
Tu es un Dieu d’Amour, Tu veux que nous soyons toujours dans la joie, que nous priions sans cesse, qu’en toutes choses nous Te rendions grâce.

Merci, car Ton plan d’Amour va se manifester, je mets en Toi toute ma joie « Tu es mon bonheur, Tu m’accorderas tout ce que mon cœur désire » (psaume 37,4)

Merci, Seigneur pour toute ma vie, Tu as permis tous ces problèmes pour m’amener à me convertir. Tu n’aurais jamais permis tout ce gâchis si Tu n’avais pas su que c’était ce qu’il y avait de mieux pour moi maintenant. Je crois que Tu m’aimes vraiment ! Tu veux faire servir chaque détail pour le bien de Tes enfants. Mais comme tu ne peux faire progresser Ton dessein d’amour si je n’accepte pas la situation actuelle, je veux Te louer et Te rendre grâce de tout mon cœur.

C’est Ta puissance qui va se manifester ici, transformer tous les évènements bien au-delà de leur développement naturel et logique.
Je suis sûr que Ta puissance divine agit dans mon cœur et dans cette situation,
Merci Seigneur !...

Père, je ne sais que faire, mais j’ai les yeux fixés sur Toi, je sais que cette multitude de soucis m’accablent et m’effraient….
Merci de me dire que ce combat n’est pas le mien mais le Tien…

Je crois en Tes promesses, je Te fais confiance, j’accepte Ta volonté de tout mon cœur.
Tu vas gagner mes victoires en usant de moyens et de principes dépourvus de sens et contraires à notre sagesse et à nos stratégies humaines.

Je crois en Toi Seigneur, Je Te loue pour Ta présence et Ta puissance, Je sais que Tu es en train d’agir. Merci, Seigneur, Je crois en Toi, Je T’aime Seigneur ! AMEN }



 


NOTRE DAME DE LOURDES

 

14 février 2011 2011 par Roselyne

*** LE DEBUT DES APPARITIONS DE MARIE A LOURDES ***

Le 11 février 1858, il fait froid au "cachot", la pièce où a trouvé refuge la famille Soubirous avec ses 9 enfants : Bernadette va, avec quelques amies, chercher du bois mort à la grotte de Massabielle au bord du Gave. Soudain, elle aperçoit dans un trou du rocher une Dame extraordinairement belle.

Son corps ne diffère du nôtre que par son inexprimable beauté. Elle est de taille moyenne et semble toute jeune. La courbe ovale du visage est d’une grâce céleste et les yeux bleus d’une suavité qui semble fondre le coeur de quiconque en est regardé. Les lèvres respirent une bonté et une mansuétude divines. Saisie d’un effroi surnaturel mais remplie de joie, Bernadette n’ose approcher ; avec la Dame elle récite son chapelet.

L’apparition cesse : Bernadette sort de son extase et, pressée par ses compagnes, elle laisse échapper ce qu’elle aurait voulu garder pour elle seule. En apprenant la chose, Madame Soubirous craint une illusion et défend à sa fille de retourner à la roche de Massabielle. Mais le dimanche suivant, elle se laisse fléchir par les amies de Bernadette.

Arrivée à la grotte, la voyante annonce : « Elle est là » ; puis, s’approchant, elle jette de l’eau bénite en disant : « Si vous venez de la part de Dieu, restez, sinon allez-vous-en ! » « La Dame se mit à sourire », racontera Bernadette, « et plus je lui en jetais, plus elle souriait ».

Dom Antoine Marie osb,
Abbé de Clairval

*** Regardez la grotte en direct : www.lourdes-france.org
PRIONS : Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen !

*** LE MOT DE L’EVEQUE

Six millions de personnes, chaque année, viennent à Lourdes.

Que viennent-elles voir ? Un site touristique ? En France, il y a mieux.

Mais elles viennent parce que Lourdes est un lieu différent :

- un lieu où le chrétien est libre de manifester sa foi
- un lieu où les petits ont droit de cité
- un lieu où malades et handicapés sont privilégiés
- un lieu de prière, de service et de fraternité entre les peuples
- un lieu que les enfants et les jeunes trouvent "super".
- un lieu ouvert à toute personne, quelles que soient ses idées.

Même quelques heures à Lourdes ne s’oublient pas. C’est pourquoi beaucoup reviennent, plusieurs fois dans leur vie.
Cette aventure a commencé en 1858, quand la Vierge Marie apparut à Bernadette Soubirous. Depuis cette date, le flot de pèlerins et visiteurs n’a cessé de grossir. Les haut-lieux spirituels sont de plus en plus nécessaires, dans un monde de calcul, de paillettes et de violence. Lourdes redonne de l’élan pour affronter la vie.

“ Venez boire à la fontaine et vous y laver ! ”

+ Jacques Perrier
évêque de Tarbes et Lourdes

Que la bénédiction de Notre Dame de Lourdes soit sur vous ainsi que toute votre famille !



 


L’ABANDON... LA CONFIANCE EN DIEU...

 

3 février 2011 2011 par Roselyne

L’ABANDON, LA CONFIANCE EN DIEU…

Si tu veux être un Saint, abandonne-toi à Moi, crois en Moi.

Abandonne-toi à Moi complètement, sans réserve, recevant avec empressement tout ce qui t’arrive, joie ou peine.

Essaie de comprendre que Je vois toutes tes pensées, tes sentiments, tes inquiétudes et tes désirs.

Je te connais beaucoup plus intimement que tu ne te connais toi-même.

Je ne te connais pas seulement tel que tu es, mais tel que tu as été, et tel que tu seras.

Pour moi il n’y a ni passé ni futur, il n’y a que l’éternel présent.

Il n’est pas nécessaire de comprendre, il faut seulement croire.

Je suis près de toi, te soutenant, te guidant, te protégeant.

Je suis en toi. En un sens, Je suis plus près de toi que tu ne l’es toi-même.

Tout ce que Je fais est parfait. Tout ce que Je t’envoie ou que je permets est, selon les circonstances, ce qui peut t’arriver de meilleur.

Ne doute pas de moi, ne t’irrites pas contre tes peines, tes maladies, tes ennemis.

Regarde-les comme Je les voies par lesquelles Je t’attire à Moi.

Si les oppositions et les afflictions ne servaient pas à faire grandir ta vie spirituelle, Je ne permettrais jamais que tu en sois atteint et encore moins affecté.

Je ne laisse rien faire qui ne soit pour toi trop lourd à porter.

Toute chose est proportionnée à ta force.

Si tu comprends l’amour que J’ai pour toi, tu auras certainement confiance en Moi !

Avant que le monde soit, Je t’aimais.

Quand il n’y avait ni terre, ni soleil, ni anges, Je te connaissais tel que tu allais être lorsque tu apparaîtrais, quelle serait la durée de ta vie, et Je t’aimais, il n’y a pas eu de temps où Je ne t’ai aimé.

Ta création fut l’expression de mon amour infini.

N’aie donc pas peur de t’abandonner entièrement à Moi.

Je t’enseignerai tout ce que tu dois savoir et Je t’aiderai en tout ce que tu dois faire.

Y a-t-il quelque chose que je n’ai pas fait et que je puis faire pour gagner ton entière confiance ?

Souviens-toi : « je suis mort pour toi ».

Livre ta volonté à la Mienne et tout ce qui arrivera te fera courir sur le chemin du bonheur, sur le chemin de la sainteté.

En Mon Amour protecteur, aucun mal ne peut t’atteindre.

Attache-toi à Moi de tout ton cœur, de toute ta volonté et Je ferai de toi un saint.

Rien ne peut te séparer de Mon Amour, ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les démons, ni les choses présentes ni futures.
Aucune force, aucune créature ne peut te séparer de Mon Amour, si tu fais Ma Volonté.

Je te montrerai ce que tu dois faire, et Je viendrai en toi, t’aider à l’accomplir, Je te laisserai reposer sur Mon Cœur.

Si Je te présente d’une main la joie, et la douleur de l’autre, sais-tu ce que Je voudrais t’entendre Me dire « Seigneur je ne choisis rien ; que Ta volonté soit faite  »…

Crois-moi, donne-toi à Moi sans retour, comme Je Me suis donné au Père.

La vie de confiance que je désire te voir vivre est l’existence paisible, sereine et douce d’un enfant dans les bras de ses parents, une vie exempte de la peur, des inquiétudes et des angoisses et, en un certain sens, exempte de désir.

L’amour d’une mère pour son enfant, même celui de Ma Mère n’est rien, comparé à l’amour que J’ai pour toi.

J’ai volontairement accepté de mourir pour toi, des siècles avant ta naissance, et Je mourrais pour toi, aussi souvent qu’il faudrait, si je pouvais gagner ton amour et ton salut.

Alors, aie confiance en Moi comme l’enfant en sa mère, sachant que Je ne puis vouloir que ton bien et tu seras en paix.

Un petit enfant se confie à ses parents, avec un abandon sans borne.

Demande-Moi tout ce dont tu as besoin avec une entière confiance.

Dans les difficultés, tourne- toi spontanément vers Moi ne craignant rien car tu es en Ma présence.

Réjouis- toi de tout.

Ce que je veux c’est le don confiant, libre, entier et sans retour de toi-même.

Ton seul bien personnel est ta volonté.

Ta grande force est aussi dans ta faiblesse, plus tu te méfies de toi et te confie à Moi, plus tu recevras de Moi.

Sois comme l’enfant qui, ayant commis une faute et ayant été pardonné, court joyeusement oubliant complètement le passé.

Unis constamment ta volonté à la Mienne, dans les petites choses en disant et en répétant « que Ta volonté soit faite » ainsi tu te donneras entièrement à Moi, et c’est ce que Je désire.

Transforme ta vie de façon à ce qu’en te regardant, l’on puisse voir Mon image.

Laisse-Moi t’aider, je suis impatient de te voir « revêtir le Christ  » pour que Je vive en toi et toi en Moi.

Pour t’aider à réussir je suis devenu homme, je t’ai enseigné comment Dieu veut que l’homme vive.

Tu dois prier pour obtenir la grâce de M’imiter de plus près, de Me comprendre plus pleinement, d’unir plus fermement ta volonté à la Mienne.
Demande-Moi cette grâce à tout instant, demande-la Moi tous les jours…

Jésus qui t’aime

.

- Seigneur, apprends- moi à être uni à toi dans tout ce que je fais, dans tout ce que je vis.

Apprends- moi à être uni à toi dans la maladie, la santé ou la prospérité.

Apprends-moi à être uni à toi dans la tentation, le doute, la contemplation ou la louange.

Apprends-moi à dire « Seigneur, je ne désire que ce que Tu désires, je n’ai d’autre volonté que la tienne… »

Seigneur, apprends-moi à être uni à toi, apprends-moi la confiance. AMEN !



 


TOUTE VIE CHRETIENNE EST UNE MESSE, TOUTE ÂME EN CE MONDE EST UNE HOSTIE (Marthe ROBIN)

 

1er février 2011 2011 par Roselyne

Une communion sans préparation et sans action de grâce est de bien peu d’utilité pour l’âme (Marthe ROBIN) (...)

Toute vie chrétienne est une messe et toute âme en ce monde est une hostie.

L’hostie de votre messe c’est vous-même, c’est avec tout ce que vous êtes, tout ce que vous avez, tout ce que vous faîtes.

Le prêtre prend l’hostie dans ses mains et il l’offre à Dieu.

Vous aussi, vous avez à faire à Dieu l’offrande de votre hostie et, c’est vous-même.

Cette offrande de vous-même, faîtes-la TOTALEMENT, GENEREUSEMENT, JOYEUSEMENT.

Ne faîtes pas comme Caïn qui offrait au Seigneur ce qu’il avait de moindre.

Mais offrez à Dieu ce que vous avez de meilleur :

  • le meilleur de votre âme,
  • le meilleur de votre coeur,
  • le meilleur de votre vie...
  • et votre vie toute entière.

(Marthe ROBIN)



 


La Chorale PETIT CHOEUR CÉLESTE

 

5 décembre 2017 2017 par Paroisse Sainte-Rose de Lima



 


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